De quoi remettre à la mode les tatouages éphémères ? Des chercheurs des universités du Texas et de de Californie affirment pouvoir remplacer les électrodes utilisées pour mesurer l’activité cérébrale par… une encre conductrice. Selon leurs travaux publiés dans Cell Biomaterials, leur approche pourrait permettre de préparer un électroencéphalogramme (EEG) plus rapidement et de réaliser cet examen sur de plus longues durées qu’avec les méthodes traditionnelles.
Scan 3D et impression robotisée
La méthode actuelle consiste à disposer sur le cuir chevelu des électrodes enduites d’un gel voué à améliorer la captation des signaux électriques du cerveau. Pas très agréable, ni pratique : les ventouses ne tiennent pas toujours correctement et leurs câbles entravent les mouvements. Pis, le gel conducteur s’assèche, dégradant la qualité de l’analyse dans le temps.
La méthode proposée par les scientifiques américains promet de changer les pratiques. La préparation de l’EEG débuterait par un scan tridimensionnel du crâne du patient. Ensuite, un robot réaliserait l’impression en projetant l’encre à quelques millimètres de la peau.
Le tatouage ainsi réalisé est constitué de deux encres biocompatibles : l’une pour l’électrode, très conductrice pour capter au mieux les signaux à travers le cuir chevelu ; l’autre servant à envoyer le signal, sans interférence, vers des câbles attachés sur la nuque. Douze minutes après l’impression, l’encre est sèche et le patient prêt pour son examen. Une fois celui-ci terminé, un coup de lingette nettoyante suffit pour le nettoyer.
Des essais ont été réalisés sur cinq patients. S’ils ont démontré une qualité de signal comparable à celle d’électrodes conventionnelles, ils ont surtout fait preuve d’une meilleure performance dans la durée, alors que les électrodes perdent près de 40% du signal après six heures. Reste à démontrer l’efficacité du système sur des personnes aux cheveux longs.






