Transports

[Vidéo] Un train à hydrogène débute ses tests pour la première fois au Royaume-Uni

Simon Chodorge , , , ,

Publié le

Vidéo Le projet HydroFLEX se concrétise au Royaume-Uni. En partenariat avec l’Université de Birmingham, Porterbrook a lancé le 30 septembre le premier test d’un train à hydrogène dans le pays.

[Vidéo] Un train à hydrogène débute ses tests pour la première fois au Royaume-Uni
Un train de banlieue a été converti pour tester un mode de propulsion à l'hydrogène au Royaume-Uni.
© Porterbrook

De la concurrence pour l'industriel français Alstom et son train à hydrogène ? Le Royaume-Uni franchit une étape importante pour décarboner son réseau ferré. Mercredi 30 septembre, un premier train à hydrogène britannique a débuté ses tests sur les rails. L’Université de Birmingham et le constructeur ferroviaire Porterbrook travaillent depuis deux ans sur le développement de ce projet baptisé HydroFLEX.

Près de 2 millions d’euros d’investissement

Les essais se déroulent entre Oxford et Hereford, au centre de l’Angleterre. Une vidéo (en anglais) décrit les opérations. Porterbrook et l’Université de Birmingham ont investi plus d’un million d’euros dans HydroFLEX. Le gouvernement britannique a aussi subventionné le chantier à hauteur de 822 000 euros. Ces sommes peuvent sembler modeste. Pour limiter les coûts du projet, les entreprises ont en fait converti un train de banlieue British Rail Classe 319.

Le train HydroFLEX utilise plus précisément un mode de propulsion bi-mode : électrique lorsqu’il passe par des lignes électrifiées et hydrogène dans le cas contraire. De plus en plus d’entreprises s’intéressent à ces technologies pour remplacer les locomotives bi-mode diesel et électrique. Alstom fait partie des concurrents d’HydroFLEX au Royaume-Uni. Le groupe français conçoit en effet le système de propulsion du train à hydrogène d’Eversholt Rail.

“rétrofiter” les trains pour les convertir à l'hydrogène

Le 30 septembre, Porterbrook a dévoilé son intention de commencer la production du train HydroFLEX, “en réponse à la demande de la clientèle”. Prochaines étapes pour Porterbrook et l’Université de Birmingham : développer une pile à hydrogène et une batterie capables de tenir sous le train pour laisser plus de place aux passagers dans les voitures. Selon eux, des technologies seront disponibles dès 2023 pour “rétrofiter” des machines en service et les convertir à l’hydrogène.

Le Royaume-Uni souhaite créer un “hub” pour étudier les usages de l’hydrogène dans de nombreux modes de transport : maritime, aérien, ferroviaire, poids lourds, bus... L’État espère ainsi créer plusieurs centaines d’emplois. Il devrait dévoiler en fin d’année un plan de décarbonation de ses transports. En France, les premiers tests sont toujours attendus. La SNCF et Alstom devraient piloter des premiers essais en 2021 sur des TER.

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