Le problème est bien connu. L’arrivée d’ordinateurs quantiques opérationnels – pas prévue avant la fin de la décennie – décuple d’ores et déjà le risque cyber. En cause, la méthode dite «store now, decrypt later», qui consiste à collecter des informations protégées pour les déchiffrer quand les technologies seront prêtes.
Pour répondre à cette menace, Orange Business s’est associé à Toshiba pour le lancement du tout premier service commercial de réseau sécurisé quantique, disponible en région parisienne depuis le mois de juin. Il repose sur deux piliers : la distribution de clés quantiques via des photons intriqués et la cryptographie post-quantique, qui exploite les mathématiques conventionnelles pour mettre en échec les algorithmes quantiques. Le service est déployé sur le réseau de fibre commercial de l’opérateur, «abaissant les barrières à son adoption», assure Orange.

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3746 - Septembre 2025





