Le Danemark va muscler sa défense antiaérienne avec huit systèmes made in Europe. Le ministère de la Défense du pays a annoncé vendredi 12 septembre préparer ces acquisitions auprès de fabricants d’armes français, italiens, norvégiens et allemands. Estimée à 58 milliards de couronnes danoises, soit environ 7,76 milliards d’euros, cette dépense est une des plus importantes dédiée à la défense dans l’histoire du pays.
Le système anti-aérien de longue portée retenu par Copenhague est le SAMP/T, produit en coopération entre la France et l’Italie par Thales et le missilier MBDA. Celui-ci a finalement été préféré au système américain Patriot. En avril, le pays d'Europe du Nord a officialisé une commande de 250 à 1000 missiles Mistral au français. Pour les systèmes de moyenne portée air-sol, «un choix sera fait entre un ou plusieurs systèmes» du VL-MICA, de l’IRIS-T et du NASAMS, de l'IRIS-T, poursuit le communiqué.
3,2% du PIB consacré à la défense en 2025
Le VL MICA, pour «Missile d'Interception, de Combat et d'Auto-défense», est lui aussi développé et construit par MBDA. Existant en plusieurs versions, il peut notamment équiper le Rafale ou des navires. IRIS-T est le système de moyenne portée développé par la branche défense du groupe allemand Diehl. Enfin, le NASAMS est produit par la filiale défense et aérospatiale du norvégien Kongsberg, avec l’américain RTX Corporation. «Le choix de plusieurs fournisseurs – plus d'un ou deux – permet de raccourcir les délais de livraison», a justifié Per Pugholm Olsen, directeur de l'Agence danoise du matériel de défense.
Chacun des huit systèmes de défense anti-aériens sera composé de quatre unités indépendantes capables de lancer un missile guidé. Le premier doit être opérationnel avant la fin de l’année. «L'expérience ukrainienne montre que la défense aérienne terrestre joue un rôle crucial dans la protection, entre autres, de la population civile contre les attaques aériennes russes», a déclaré le ministre danois de la Défense Troels Lund Poulsen. Le Danemark avait annoncé en février 2025 vouloir consacrer 3,2% de son PIB à sa défense en 2025 et en 2026.





