La société de biotechnologies AMSilk, spécialisée dans les polymères issus de protéines de soies d’araignées, et Ajinomoto Foods Europe (AFE) ont fait part de leur intérêt mutuel dans un partenariat à long terme. Celui-ci viserait à produire des protéines de soies d’araignée dans l’usine de biofabrication d’AFE à Nesle, en France. Dans le cadre de ce partenariat, AFE apporte son expertise industrielle en matière de fermentation de précisions. Ainsi, les deux partenaires seront donc en mesure de produire directement le fil de soie, utilisé dans l’industrie textile, sans dépendre de l’élevage de vers à soie. Traditionnellement, la production de soie implique de nombreuses étapes. La première est de récolter les cocons des vers à soie. Chaque cocon est constitué d’un seul filament (de 300 à 900 m de long) composé de deux protéines, la fibroïne et la séricine. Une fois les cocons récoltés et « filés », il faut retirer la séricine en plongeant la soie dans un mélange contenant des agents alcalins (souvent du carbonate de sodium) avant de pouvoir la teindre. Ainsi, le procédé mis au point par AMSilk permet d’obtenir directement la fibroïne grâce à des microorganismes.
« En tant qu’acteur mondial doté d’une expertise de longue date, Ajinomoto est un partenaire de production idéal pour nous. Leurs capacités de fermentation de premier plan en France nous permettent de répondre aux demandes de nos clients européens en leur fournissant des matériaux de haute qualité et de proximité », a commenté le directeur général d’AMSilk, Ulrich Scherbel. Cet accord marque une étape importante pour AMSilk qui progresse rapidement dans sa stratégie de fournir commercialement des protéines de soies d’araignée.
La start-up fournit des protéines de soie sous forme de poudres, gels et fibres et fils ne contenant aucune substance d’origine animale ni de matière première fossile. Tous ces produits sont biodégradables et ne génèrent pas de microplastiques.





