Le géant français Danone investit plusieurs dizaines de millions d'euros pour accroître sa production de Danette et de yaourts, sur son site de Saint-Just-Chaleyssin (Isère), au sud de Lyon. Cotée en Bourse, l'entreprise ne divulgue pas précisément le montant de ces investissements. Ils font partie d’un plan stratégique global de 300 millions d'euros, consacré aux treize usines françaises d'ici à 2027, dont cinq laiteries et les eaux de source Volvic, Evian et Badoit.
Danone veut à la fois accroître la production annuelle de son site, qui est déjà de 150000 tonnes (tous produits confondus, en 2024), mais aussi ajouter des références à sa marque Danette, en prévoyant, par exemple, du multicouche et de nouveaux ingrédients. «La capacité va augmenter de 10000 tonnes, ce qui va représenter 80 millions de pots supplémentaires», explique Antoine de Saint-Affrique, directeur général. La ligne de production de crèmes dessert va notamment être dotée d'un émulsionneur, pour ajouter de la mousse dans des gammes qui sortiront en mars 2026, dans la grande distribution.
Autres projets liés à l'énergie
Présenté en marge de la signature d'un partenariat avec le Tour de France, ce projet ne modifie pas la surface de cette usine très automatisée, qui tourne 7 jours sur 7, avec 300 collaborateurs. Danone met en avant sa performance et sa flexibilité. Elle se fournit auprès de 320 exploitants agricoles dans un rayon de 60 km. Le site, qui produit aussi des yaourts Activia et Velouté, «sort 40000 pots de Danette par heure», explique Antoine de Saint-Affrique. 70% des produits sont vendus en France, 20% en Italie et 10% sont pour le reste de l'Europe. D'autres projets sont à l'étude pour cette usine mise en service en 1987, dont l'installation d'une pompe à chaleur, ouencore le déploiement de panneaux photovoltaïques.





