Une douche froide. Fin juillet, le fabricant américain de semi-conducteurs Intel a confirmé qu’il renonçait à son projet d’implantation à Magdebourg, en Allemagne. Un investissement de 30 milliards d’euros soutenu par 10 milliards d’euros de subventions.
«La décision d’Intel n’est pas surprenante», a réagi Sven Schulze, le ministre (CDU) de l’Économie de Saxe-Anhalt. Selon lui, les difficultés économiques du groupe, ainsi que le retour de la politique America First de Donald Trump, compromettaient largement la faisabilité de cet investissement.
Ne pas s'enfermer dans le défaitisme
Syndicats comme politiques appellent à ne pas s’enfermer dans le défaitisme. «La décision d’Intel ne doit pas remettre en cause les ambitions industrielles de la Saxe-Anhalt ni de l’Allemagne», a argumenté Thorsten Gröger, le directeur régional d’IG Metall. Terrains disponibles, bon réseau de transports, main-d’œuvre qualifiée... sont autant d’atouts pour les futurs investisseurs. Étrangers ou nationaux.
L’entreprise allemande Ferroelectric Memory Company (FMC) a signé une lettre d’intention avec le Land pour la construction d’une usine de puces mémoires à Sülzetal, près de Magdebourg. À 200 kilomètres au sud, à Dresde, le projet de l’usine du taïwanais TSMC (sur des technologies plus matures) avance.

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Dans la foulée de l’abandon d’Intel, 61 entreprises, en majorité allemandes, ont promis d’investir au total 631 milliards d’euros dans le pays, pour redonner confiance au made in Germany. Parmi elles, Infineon, Nvidia, SAP et Siemens, directement actives dans l’électronique et l’intelligence artificielle. #

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3746 - Septembre 2025





