L'usine Rebirth de Saint-Lô va en partie se transformer. Le groupe français - créé sous le nom d'Easybike en 2005 - investit 8 millions d'euros sur son site manchois, qui fabrique des vélos des marques Coleen, Cycles Lejeune, Easybike, Matra ou encore Solex. «Nous créons un atelier de cadres carbone et modernisons l'usine», indique Grégory Trébaol, président de Rebirth (77 millions d'euros de chiffre d'affaires). Le coup d'envoi des travaux est prévu début 2026 pour une mise en service mi-2028.
Le nouvel atelier intégrera la technique du drapage, une conception plus traditionnelle. «Il faut 15 à 17 heures pour faire un cadre complet, décrit le dirigeant. On part des rouleaux de feuilles de carbone et on arrive à un cadre léger haut de gamme. C'est de l'orfèvrerie». Deux salariés se forment déjà, ayant même voyagé en Asie pour observer le savoir-faire local. Ces cadres sont voués à équiper les vélos électriques de marques comme Coleen et Lejeune sur des modèles compris entre 8500 et 10000 euros. «Le marché européen est plus familier du haut de gamme», glisse Grégory Trébaol. Rebirth réalise 85% de son activité en France mais vise le marché européen pour la suite.
Du changement pour les salariés
L'usine saint-loise et ses 38 salariés verront également leurs habitudes de travail changer. «Les lignes au sol seront suspendues pour moins de pénibilité et plus de productivité. On va aussi digitaliser le site pour une meilleure traçabilité des composants. On veut gagner du temps sur le contrôle qualité », développe le président du groupe, décidé à ce que son usine puisse aussi «servir les intérêts d'industriels français, en leur offrant des débouchés». Rebirth Saint-Lô envisage de tripler progressivement ses volumes, de 22000 à 65000 vélos par an dans les trois prochaines années. En tout, une quinzaine d'embauche sont envisagées.





