En 2015, Total décide de reconvertir la raffinerie de La Mède dans les Bouches-du-Rhône, en bioraffinerie, et investit 275 millions d’euros. Objectif, sauver 250 emplois et produire 500 000 tonnes de HVO (hydrotreated vegetable oil) à partir de 650 000 tonnes de matières premières végétales, de graisses animales, d’huiles alimentaires usagées et d’huiles résiduelles (huiles issues de déchets et de l’industrie papetière). Le HVO est ce biodiesel incorporé à hauteur de 5 à 10 % dans le diesel d’origine pétrolier pour le verdir.
Problème, pour alimenter sa raffinerie, Total doit importer jusqu’à 450 000 tonnes d’huile de palme. Et participer ainsi à un nouveau carnage écologique lié à la déforestation. Pointé par Les Amis de la Terre ou Greenpeace et sous la pression du ministre de la Transiton écologique Nicolas Hulot, Total a dû revoir sa copie. Il promet de réduire à 300 000 tonnes par an ses importations d’huile de palme, en compensant le manque par des graisses animales recyclées. C’est un peu mieux, mais cela ne rendra pas son biodiesel plus durable pour autant.





