Cosmétique : cinq industriels créent un parcours spécifique rattaché au BTS Europlastics et Composites

Cinq leaders français de l’emballage plastique se sont associés à Polyvia Formation pour créer un parcours cosmétique rattaché au BTS Europlastics et Composites. L’objectif ? Former des jeunes aux spécificités de l’industrie cosmétique, encourager leur mobilité et les impliquer dans l’écotransition du secteur.

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Au sein du parcours de formation, des modules sont consacrés aux défauts d’aspect rencontrés en cosmétique 

Albéa, Aptar, Texen, Medicos et PRP Création. Ces acteurs de l’emballage plastique ont un marché commun : la cosmétique. Et tous font face à une pénurie de talents dans les métiers techniques, notamment pour les postes de régleurs et techniciens en injection. Face à ces difficultés de recrutement partagées par l’ensemble de la plasturgie, ces industriels ont décidé d’œuvrer côte à côte pour former des jeunes aux exigences particulières de l’industrie cosmétique dans ces métiers en tension. En partenariat avec Polyvia Formation, ils ont créé un parcours cosmétique rattaché au BTS Europlastics et Composites qui ouvrira à la rentrée 2022.

Ce cursus permettra aux apprentis embauchés par l’un des cinq partenaires d’acquérir des compétences spécifiques durant son temps en entreprise grâce à des experts qui les formeront et leur proposeront des situations de travail concrètes. Au programme ? Entre autres, de la qualité visuelle, dimensionnelle et fonctionnelle. « L’injection plastique en cosmétique, par exemple, est l’un des rares métiers où la qualité visuelle, dimensionnelle et fonctionnelle doit être parfaitement respectée. Or les défis rencontrés pour fabriquer des pièces viennent souvent de la difficulté à obtenir les trois simultanément », témoigne Frédéric Zanchetta, expert et formateur injection plastique chez Albéa. Autre spécificité de la cosmétique : la majorité des pièces plastique sont décorées par vernissage, marquage à chaud, sérigraphie ou galvanoplastie. Et là encore, les astuces du métier sont peu enseignées au sein du BTS Europlastics et Composites et méconnues dans la communauté des plasturgistes. « On peut voir un régleur avec 35 ans d’expérience prendre une pièce métallisée avec les mains… », illustre Frédéric Zanchetta. « Les exigences en cosmétique sont différentes de celles dans l’industrie automobile, dans le médical ou l’agroalimentaire. Avec ce parcours, nous voulons apporter aux jeunes les compétences nécessaires pour qu’ils soient dans de bonnes conditions de production », résume Andréa Marto, responsable ressources humaines chez Texen. L’idée n’est pas complètement nouvelle puisqu’elle avait été initiée par Albéa en 2019. À l’époque, c’est en collaboration avec le Centre interrégional de formation alternée de la plasturgie (Cirfap) que l’entreprise délivrait en interne des modules spécifiques aux jeunes apprentis.

Encourager la mobilité

« En trois ans, nous avons acquis une certaine expérience de la formation. Et cette année, nous avons proposé à nos collègues industriels de nous rejoindre dans cette initiative pour avoir davantage de visibilité. Dans l’idéal, nous aimerions constituer une classe spécifique d’une vingtaine de jeunes », ambitionne Éric Fuin, directeur des ressources humaines chez Albéa. Pour attirer les talents, le consortium d’industriels a plusieurs cordes à son arc. D’une part, le parcours cosmétique encourage la mobilité des jeunes au sein des entreprises et à l’étranger. En effet, les apprentis embauchés par l’un des industriels pourront faire leurs stages de première et deuxième année dans les locaux d’autres partenaires. « Cela permet aux jeunes de découvrir différentes technologies et approches du métier, et de développer leur intérêt pour ce qui se fait ailleurs. Évidemment, cela demande des contrats d’embauche spécifiques pour protéger les savoir-faire de chaque entreprise », précise Éric Fuin.

Impliquer les jeunes 

D’autre part, à travers ce parcours, les industriels souhaitent impliquer les jeunes dans la logique d’écoconception qu’ils mettent en place pour répondre à la demande de leurs clients soucieux de satisfaire des consommateurs toujours plus exigeants sur ces questions. Et le défi est de taille ! « En cosmétique, il y a un fort niveau d’exigences. Or ce n’est pas toujours simple de combiner plastique recyclé et aspect visuel parfait », souligne Éric Fuin. Aussi, pour mettre en œuvre les différents leviers de l’écoconception, les entreprises ont besoin de personnes formées à ces sujets. Or ces problématiques environnementales sont de plus en plus au cœur des préoccupations des jeunes. « Beaucoup d’entre eux se projettent sur les métiers et les questionnements de demain : ils s’interrogent sur les matières recyclées et les moyens à mettre en œuvre pour obtenir des propriétés équivalentes à celles de la matière vierge », constate Frédéric Zanchetta. Avec la création du parcours cosmétique, les partenaires industriels et Polyvia Formation souhaitent apporter aux jeunes toutes les compétences nécessaires pour répondre à ces nouveaux enjeux du métier.

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