Carlos Ghosn devrait être inculpé pour malversations financières par le parquet de Tokyo le lundi 10 décembre, date à laquelle doit prendre fin son incarcération, rapporte le vendredi 7 décembre le journal Nikkei, citant des sources non identifiées. L'ancien président de Nissan est accusé d'avoir sous-évalué ses revenus.
L'ancien conseiller de Carlos Ghosn chez le constructeur automobile japonais, Greg Kelly, devrait aussi être mis en examen, ajoute le journal, de même que le groupe Nissan pour n'avoir pas su prévenir les fraudes supposées.
Aucun commentaire n'a été obtenu auprès du parquet de Tokyo. Les représentants de Nissan n'ont pas fait de déclaration.
Les charges contre Carlos Ghosn s'alourdissent
Carlos Ghosn est accusé d'avoir, avec l'aide de Greg Kelly, déclaré environ la moitié des quelque 10 milliards de yens (78 millions d'euros) de sa rémunération perçue sur une période de cinq ans allant jusqu'à 2010.
Les deux hommes ont été arrêtés le 19 novembre. Leur incarcération a été prolongée le vendredi 30 novembre jusqu'au 10 décembre, date butoir à laquelle les procureurs doivent décider d'inculper, de relâcher ou d'arrêter de nouveau les suspects sur de nouvelles accusations.
D'après les informations rapportées le mardi 4 décembre par le quotidien Sankei et confirmées par Nikkei, Carlos Ghosn et Greg Kelly pourraient de nouveau être arrêtés le 10 décembre pour avoir minimisé d'environ 4 milliards de yens (31 millions d'euros) la rémunération de Ghosn entre 2015 et 2017.
Carlos Ghosn nie les malversations
Carlos Ghosn n'est pas en mesure de répondre lui-même aux accusations portées contre lui et le cabinet de son avocat, Motonari Otsuru, ne répond pas aux demandes de commentaires.
Selon la chaîne NHK, l'ancien président de Nissan nie les malversations dont il est soupçonné.
Avec Reuters (Chris Gallagher et Kaori Kaneko; Jean Terzian pour le service français)







