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L'Usine Auto

Le conseil de Nissan "aurait dû savoir" pour Carlos Ghosn, selon l'association pour la gouvernance d'entreprise en Asie

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Publié le , mis à jour le 05/12/2018 À 11H49

Le conseil d'administration de Nissan est rappelé à ses responsabilités. Selon le secrétaire général de l'Association pour la gouvernance d'entreprise en Asie, le conseil "aurait dû savoir" pour les malversations présumées de son dirigeant Carlos Ghosn, évincé brutalement par le constructeur automobile japonais. En parallèle, les charges contre le patron du groupe Renault s’alourdissent.

Le conseil de Nissan aurait dû savoir pour Carlos Ghosn, selon l'association pour la gouvernance d'entreprise en Asie
Le conseil d'administration de Nissan est rappelé à ses responsabilités dans l'affaire Carlos Ghosn.
© Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle

Le conseil d'administration de Nissan a-t-il joué un rôle dans les faits présumés de fraudes financières de Carlos Ghosn ? Mercredi 5 décembre, il a en tout cas été pointé du doigt par Jamie Allen, secrétaire général de l'Association pour la gouvernance d'entreprise en Asie (ACGA).

Défenseur de premier plan de l'amélioration de la gouvernance d'entreprise, Jamie Allen estime que le conseil d'administration doit assumer la responsabilité collective des manquements présumés qui ont conduit à l'éviction de Carlos Ghosn, arrêté le 19 novembre au Japon pour malversations financières présumées.

"S'il est démontré que le président [Carlos Ghosn] s'est livré à des malversations, alors le président n'est pas le seul responsable. Le conseil d'administration doit faire un examen de conscience", a déclaré Jamie Allen à des journalistes. "Le conseil a une responsabilité collective et s'il ignorait cette rémunération, honte à lui, il aurait dû savoir, cela montre la faiblesse des contrôles internes."

Nissan doit "prendre des mesures d'assainissement"

Après l'arrestation de Carlos Ghosn, le directeur général de Nissan, Hiroto Saikawa, aujourd'hui président par intérim, a déclaré que la société devrait "se pencher sérieusement sur ce qui s'est passé et prendre des mesures d'assainissement radicales et immédiates".

Le 5 décembre, un porte-parole du constructeur japonais a évoqué la décision du conseil d'administration de créer un comité spécial chargé d'améliorer sa gouvernance, avec l'aide d'une tierce partie indépendante.

Recul du Japon sur les normes de gouvernance

Jamie Allen a tenu ces propos alors qu'une enquête bisannuelle menée par cette organisation et CLSA, un courtier spécialisé sur l'Asie, montre que le Japon a perdu trois places dans le classement régional en matière de normes de gouvernance, plus fort recul parmi tous les pays de la région, et se classe désormais au septième rang.

L'Australie arrive en tête de cette étude sur la gouvernance d'entreprise avec un score de 71 sur 100, malgré les scandales qui ont éclaboussé son secteur bancaire en 2018.

Hong Kong et Singapour occupent les deuxième et troisième places avec 60 et 59 points respectivement.

Les soupçons contre Carlos Ghosn s'alourdissent

En parallèle, les charges contre Carlos Ghosn s’alourdissent. Le mercredi 5 décembre, plusieurs médias japonais ont rapporté l’existence d’une requête d’un nouveau mandat d’arrêt contre le PDG du groupe Renault. Le bureau des procureurs de Tokyo (Japon) soupçonne le dirigeant d’avoir minoré ses revenus sur trois années supplémentaires. Relayées par Japan Today à partir de sources proches de l’enquête, ces informations confirment celles du quotidien Sankei parues la veille.

Carlos Ghosn, ex-président des conseils d’administration de Nissan et Mitsubishi Motors, est déjà soupçonné d’avoir minimisé sa rémunération de 5 milliards de yens (38 millions d’euros) entre 2015 et 2017. Selon ces nouveaux soupçons, le PDG aurait également sous-déclaré ses revenus à hauteur de 4 milliards de yens (31 millions d’euros) entre 2015 et 2017.

Selon ces informations, un nouveau mandat d’arrêt contre Carlos Ghosn et Greg Kelly serait déposé le 10 décembre. La détention sans inculpation des deux hommes serait ainsi prolongée et ils pourraient être retenus jusqu’au 30 décembre... Si aucun nouveau mandat n'est déposé contre eux entre temps.

Avec Reuters

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1 commentaire

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05/12/2018 - 18h23 -

Affligeant ! Tout le monde parle de l'image que les Gilets Jaunes donnent à l'international ! Et bien je préfère cette image à celle de ce monsieur ! Qui non content de gagner des sommes astronomiques vole ceux qui avaient mis leurs confiance en lui !..Quelle honte pour la France ! Et comment ne pas s'étonner que c'est encore "à l' étranger" qu'on découvre les combines de cet homme ?
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06/12/2018 - 01h52 -

Il y a une grande différence entre le génie de Carlos Ghosn et la bêtise de l extrême droite ou gauche qui manipilue les pauvres gilets jaunes. Facile de critiquer. Travailler 15h par jour pendant 30 ans, je ne connais personne capable capable. Nous pourrions motiver notre jeunesse à d autres projets de vie. Comme si la réussite était une maladie. Le vrai problème de la France reste sa dette !, et a quoi est due la dette ?
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