Le conseil de Nissan "aurait dû savoir" pour Carlos Ghosn, selon l'association pour la gouvernance d'entreprise en Asie

Le conseil d'administration de Nissan est rappelé à ses responsabilités. Selon le secrétaire général de l'Association pour la gouvernance d'entreprise en Asie, le conseil "aurait dû savoir" pour les malversations présumées de son dirigeant Carlos Ghosn, évincé brutalement par le constructeur automobile japonais. En parallèle, les charges contre le patron du groupe Renault s’alourdissent.

Partager

TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

Le conseil de Nissan
Le conseil d'administration de Nissan est rappelé à ses responsabilités dans l'affaire Carlos Ghosn.

Le conseil d'administration de Nissan a-t-il joué un rôle dans les faits présumés de fraudes financières de Carlos Ghosn ? Mercredi 5 décembre, il a en tout cas été pointé du doigt par Jamie Allen, secrétaire général de l'Association pour la gouvernance d'entreprise en Asie (ACGA).

Défenseur de premier plan de l'amélioration de la gouvernance d'entreprise, Jamie Allen estime que le conseil d'administration doit assumer la responsabilité collective des manquements présumés qui ont conduit à l'éviction de Carlos Ghosn, arrêté le 19 novembre au Japon pour malversations financières présumées.

VOS INDICES

source

logo indice & contations

Le contenu des indices est réservé aux abonnés à L’Usine Nouvelle

Je me connecte Je m'abonne

"S'il est démontré que le président [Carlos Ghosn] s'est livré à des malversations, alors le président n'est pas le seul responsable. Le conseil d'administration doit faire un examen de conscience", a déclaré Jamie Allen à des journalistes. "Le conseil a une responsabilité collective et s'il ignorait cette rémunération, honte à lui, il aurait dû savoir, cela montre la faiblesse des contrôles internes."

Nissan doit "prendre des mesures d'assainissement"

Après l'arrestation de Carlos Ghosn, le directeur général de Nissan, Hiroto Saikawa, aujourd'hui président par intérim, a déclaré que la société devrait "se pencher sérieusement sur ce qui s'est passé et prendre des mesures d'assainissement radicales et immédiates".

Le 5 décembre, un porte-parole du constructeur japonais a évoqué la décision du conseil d'administration de créer un comité spécial chargé d'améliorer sa gouvernance, avec l'aide d'une tierce partie indépendante.

Recul du Japon sur les normes de gouvernance

Jamie Allen a tenu ces propos alors qu'une enquête bisannuelle menée par cette organisation et CLSA, un courtier spécialisé sur l'Asie, montre que le Japon a perdu trois places dans le classement régional en matière de normes de gouvernance, plus fort recul parmi tous les pays de la région, et se classe désormais au septième rang.

L'Australie arrive en tête de cette étude sur la gouvernance d'entreprise avec un score de 71 sur 100, malgré les scandales qui ont éclaboussé son secteur bancaire en 2018.

Hong Kong et Singapour occupent les deuxième et troisième places avec 60 et 59 points respectivement.

Les soupçons contre Carlos Ghosn s'alourdissent

En parallèle, les charges contre Carlos Ghosn s’alourdissent. Le mercredi 5 décembre, plusieurs médias japonais ont rapporté l’existence d’une requête d’un nouveau mandat d’arrêt contre le PDG du groupe Renault. Le bureau des procureurs de Tokyo (Japon) soupçonne le dirigeant d’avoir minoré ses revenus sur trois années supplémentaires. Relayées par Japan Today à partir de sources proches de l’enquête, ces informations confirment celles du quotidien Sankei parues la veille.

Carlos Ghosn, ex-président des conseils d’administration de Nissan et Mitsubishi Motors, est déjà soupçonné d’avoir minimisé sa rémunération de 5 milliards de yens (38 millions d’euros) entre 2015 et 2017. Selon ces nouveaux soupçons, le PDG aurait également sous-déclaré ses revenus à hauteur de 4 milliards de yens (31 millions d’euros) entre 2015 et 2017.

Selon ces informations, un nouveau mandat d’arrêt contre Carlos Ghosn et Greg Kelly serait déposé le 10 décembre. La détention sans inculpation des deux hommes serait ainsi prolongée et ils pourraient être retenus jusqu’au 30 décembre... Si aucun nouveau mandat n'est déposé contre eux entre temps.

Avec Reuters

Partager

PARCOURIR LE DOSSIER
SUJETS ASSOCIÉS
NEWSLETTER Auto et Mobilités
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.

Recevez directement leurs décryptages et analyses dans votre boîte mail:

Votre demande d’inscription a bien été prise en compte.

L'inscription aux newsletters vaut acceptation des Conditions Générales d'Utilisation. Lire la suite

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes du : Groupe Moniteur Nanterre B 403 080 823, IPD Nanterre 490 727 633, Groupe Industrie Service Info (GISI) Nanterre 442 233 417. Cette société ou toutes sociétés du Groupe Infopro Digital pourront l'utiliser afin de vous proposer pour leur compte ou celui de leurs clients, des produits et/ou services utiles à vos activités professionnelles. Pour exercer vos droits, vous y opposer ou pour en savoir plus : Charte des données personnelles.

Fermer
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS