Le secteur de l'aviation civile russe est de plus en plus coupé du reste du monde. Boeing a annoncé le 1er mars tard dans la soirée qu'il ne fournirait plus de services de maintenance aux compagnies aériennes russes. La plus grande compagnie aérienne russe, Aeroflot, compte notamment des Boeing 737 et 777 parmi ses appareils.
Les fabricants d'avions et de moteurs, les bailleurs et les fournisseurs de services de maintenance, de réparation et de révision ayant des clients russes étaient déjà confrontés à diverses interdictions de l'UE et des Etats-Unis, notamment en ce qui concerne la location d'avions, l'exportation d'avions neufs et la fourniture de pièces détachées.
Les nouvelles sanctions isolent le secteur aéronautique russe de la même manière que ceux de l'Iran et de la Corée du Nord, mais elles auront des conséquences beaucoup plus importantes compte tenu de la taille du marché russe et de sa forte dépendance à l'égard des fournisseurs occidentaux ces dernières années. La Russie représentait environ 6% de la capacité du trafic aérien mondial en 2021, selon le cabinet de conseil en aviation IBA. Le pays s'appuie à 80% sur des appareils fournis par des entreprises étrangères. Et les entreprises étrangères sont partie prenantes de programmes domestiques comme l'avion régional Superjet 100 de Soukhoi.
Avec Reuters (Jamie Freed et David Shepardson; version française Camille Raynaud)




