Le défi d’Antoine Hubert ? Industrialiser l’élevage d’insectes pour en exploiter les protéines, pour l’alimentation animale. Pour cela, Antoine Hubert a cofondé Ynsect, dont il est président, et qui s’est donné pour but de construire des usines à insectes. Naturellement très riches en protéines, les larves d’insectes peuvent être exploitées pour différents usages : la chair pour les farines animales, la carapace pour la chimie, ou les déjections pour l’agriculture.
Pour en arriver à cette idée, Antoine Hubert s’est intéressé très tôt à l’écologie des sols, tandis qu’il étudie à l’école d’agronomie de Rennes, puis de Paris. Il débute sa carrière chez Altran, d’où il est détaché auprès de Total et évolue dans différentes activités du groupe. En parallèle, il lance l’association Worgamic, qui promeut la lombriculture, une technique de transformation des déchets organiques en engrais par les vers.
Ses différents engagements le mènent à rencontrer trois fondus d’insectes. Trois mousquetaires à qui il manque un d’Artagnan. Ceux-ci ont l’ambition d’ouvrir un restaurant d’insectes, mais se heurtent à un problème de taille : en Europe, rien ne permet de s’approvisionner en insectes ! Opportuniste, Antoine Hubert trouve le trio intéressant et ressort une étude de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture sur les fermes d’insectes, qui pourraient répondre efficacement aux 70% d’augmentation des consommations de farines animales d’ici 2050. Ynsect est né.








