"La situation est pratiquement sous contrôle, et nous espérons procéder à l'intervention sur le puits dans les prochains jours", a affirmé Christophe de Margerie. Il confirme ainsi ce qu’il avait indiqué vendredi dernier.
L’opération de "top kill" devrait donc débuter dans les prochains jours sur la plateforme d'Elgin. Cela consiste à injecter de la boue lourde dans le puits défaillant pour le colmater. En parallèle, le groupe pétrolier a expliqué qu’il continuerait à forer deux puits de secours au cas où cette intervention échouerait.
Pour autant, le patron de Total ne semblait pas douter ce mercredi de la réussite de l’opération. Il a d’ailleurs estimé que l'incident d'Elgin "est probablement derrière nous", et a souligné que "Dieu merci", la fuite n'avait pas provoqué de dégâts environnementaux.
Par ailleurs, il a rappelé que cet incident ne devait pas dissuader Total dans ses activités d’exploration et de production d’hydrocarbures. Selon Christophe de Margerie, il est essentiel que le groupe continue à investir dans les prochaines années afin de répondre à la hausse de la demande. "Nous évoluons dans un environnement risqué", mais "ce n'est pas cela qui doit nous empêcher d'aller vers de nouveaux projets et de nouvelles technologies", a-t-il affirmé, tout en insistant sur le fait que "la sécurité est la priorité (...) mais nous devons investir".





