Présent lors d'un forum sur l'industrie pétrolière organisé à Abou Dhabi, le "Gulf Intelligence UAE Energy Forum", le ministre de l'Energie des Emirats arabes unis, Suhaïl Mazroui, a expliqué que l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) ne peut plus "protéger" le prix du baril de pétrole, en chute libre depuis le mois de juin.
Le baril sous les 50 dollars, une première depuis 2009
Ce lundi 12 janvier, le Brent de la mer du Nord a fini à Londres sous les 50 dollars pour la première fois depuis 2009. Les analystes anticipent un passage sous les 40 dollars dans les prochains mois. Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en février perdait de son côté encore 71 cents en séance ce mardi 13 janvier, à 45,36 dollars.
La production de pétrole de schiste pointée du doigt

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Décembre 2025
Cours des matières premières importées - Pétrole brut Brent (Londres) en euros€/baril
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6 Février 2026
Gazole France TTC€/litre
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Décembre 2025
Cours des matières premières importées - Pétrole brut Brent (Londres) en dollars$ USD/baril
Alors que la décision de l'Opep de maintenir ses quotas de production a accéleré fin novembre la chute des cours entamée en juin, le ministre des Emirats arabes unis a estimé que la surproduction "venait essentiellement du pétrole de schiste" et que cela devait "être corrigé".
Pour Suhaïl Mazroui, si son pays est "inquiet" du manque d'équilibre entre l'offre et la demande sur le marché pétrolier il "ne peut pas en être le seul responsable". Le ministre émirati s'est ainsi prononcé pour une rationalisation de la production des pays non membres de l'Opep, en insistant sur le fait que le niveau actuel des prix ne pouvait être maintenu.





