"Beaucoup pensent que Fukushima est derrière nous, mais c'est en fait devant nous", a souligné le directeur général de l'Autorité de sûreté nucléaire, Jean-Christophe Niel, en marge de cette présentation à la presse.
C’est la raison pour laquelle l’ASN a développé son millier de prescriptions durant 6 mois. Elle a présenté une série de 32 décisions, comportant chacune une trentaine de préconisations, pour 19 centrales nucléaires exploitées par EDF mais aussi 8 sites d'Areva (liés au combustible) et 5 sites du Commissariat à l'énergie atomique (CEA, pour la partie recherche).
38 inspections, 100 jours de contrôle
Pour chacun des acteurs, il détaille donc une série d’exigences et donne un calendrier. Dès le 30 juin, Areva devra par exemple déployer des moyens de communication autonomes permettant un contact direct du site avec l’organisation nationale de crise.

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Ces préconisations font suite aux évaluations complémentaires de sécurité exigées dans les centrales françaises après l’accident nucléaire de Fukushima. Durant l’été 2011, l’ASN a procédé à 38 inspections des installations nucléaires ciblées. Elles ont conduit à 100 jours de contrôle sur le terrain. Au terme de ce vaste audit, l’ASN avait estimé que le niveau de sécurité était suffisant. L’arrêt d’aucune des centrales n’avait été alors préconisé. Toutefois, l’Autorité avait recommandé de renforcer la robustesse des centrales.
Il avait notamment recommandé la mise en place progressive d’une "force d’action rapide nucléaire". Ce 28 juin, l’ASN a prescrit la création de ce dispositif d’urgence permettant d’envoyer des équipes spécialisées et du matériel sur un site accidenté en moins de 24 heures.
Cette force doit être capable d'intervenir sur un réacteur "dès la fin 2012" et devra être capable d'intervenir simultanément sur tous les réacteurs d'une même centrale fin 2014, a souligné jeudi l'ASN.
Les discussions avec EDF sur le noyau dur
En janvier, l’ASN avait également évoqué la création d’un noyau dur dans chaque centrale nucléaire. Le principe ? Créer une sorte de salle de commande bunkérisée avec un ensemble de procédures afin de garantir le fonctionnement du site en cas d'aléas extrême, comme une inondation ou un séisme. Sur ce point, les discussions sont toujours en cours avec EDF. Il s’agit de déterminer les contours exacts de ce noyau.
Car tout cela à un coût pour l’exploitant des centrales. EDF avait estimé la facture pour ces travaux massifs à environ 10 milliards d’euros. Un chiffre qu’André-Claude Lacoste, le président de l’ASN, n’a pas jugé "invraisemblable" lors de cette présentation.





