GDF Suez accélère sa transformation. Le groupe présente aujourd’hui sa stratégie devant ses principaux actionnaires réunis pour leur grand-messe annuelle. Elle se traduit par un recentrage de son activité sur les pays émergents, par un vaste plan d’économie et par la perte de contrôle de Suez Environnement. En substance, "GDF Suez se transforme d’une utility européenne en un véritable acteur mondial de l’énergie", résume le PDG, Gérard Mestrallet.
L’homme décrit un monde à trois vitesses. Les pays émergents concentrent 90 % des nouvelles capacités de production d’électricité qui seront installées d’ici à 2030 ; les Etats-Unis vivent un renouveau énergétique grâce aux hydrocarbures de schiste ; l’Europe affiche une demande de nouvelles capacités en baisse. Les mots du PDG sont durs : "L’Europe est en crise avec une demande faible, une pression sur les prix, une baisse du taux d’utilisation des centrales à gaz, une pression financière avec la fin des allocations gratuites de CO2."
Résultat : GDF Suez va recentrer son développement dans les marchés émergents. Ils représentent aujourd’hui 30 % des investissements du groupe, ils vont monter à près de 50 % à moyen terme.
En parallèle, GDF Suez va concentrer son effort sur l’énergie. Le pacte d’actionnaire avec Suez Environnement ne sera pas reconduit à son expiration, en juillet 2013. GDF Suez perdra le contrôle effectif du spécialiste de l’environnement mais il en restera actionnaire de référence et prépare des coopérations industrielles.
Enfin, GDF Suez présente son programme d’entreprise, "Perform 2015". D’une part, les investissements, maintenus entre 9 et 11 milliards d’euros ces dernières années, seront ramenés à entre 7 et 8 milliards d’euros par an sur la période 2013-2015. D’autre part, l’endettement sera réduit d’un tiers à 30 milliards d’euros d’ici à la fin 2014. Enfin, des économies annuelles de 3,5 milliards d'euros sont prévues à partir de 2015.





