Ce mercredi 17 octobre, Gérard Mestrallet, PDG de GDF Suez, inaugurait le barrage d’Estreito au nord de Brasilia, sous les yeux de la présidente du Brésil, Dilma Rousseff. D’une capacité de 1 087 mégawatts (MW) - l’équivalent d’un réacteur nucléaire -, le barrage alimentera en électricité 4 millions de personnes pour un investissement de 2,1 milliards de dollars. "Avec ce barrage et la reconnaissance de la plus haute autorité du pays, nous illustrons (…) le changement d'identité du groupe. Nous ne sommes plus une utilité européenne, mais vraiment un énergéticien, et l'énergéticien de référence dans le monde émergent", n’hésite pas à affirmer Gérard Mestrallet.
La stratégie de GDF Suez, orientée vers les pays émergents, est frappante au Brésil. Le français y est le premier électricien privé du pays avec 8 000 MW en activité et 4 000 MW en construction. A terme, près de 10 % des capacités de production d’électricité de GDF Suez seront situés au Brésil. D’une manière générale, le groupe a toujours été présent en Amérique du Sud. Avec l’acquisition du britannique International Power en 2010, il s’est renforcé en Asie et au Moyen-Orient.
Si le barrage d’Estreito transforme à ce point le groupe GDF Suez, qu’attendre alors du prochain grand barrage à être inauguré ? Situé à Jirau, dans l’ouest du pays, il affichera une puissance de 3 750 MW, avec 50 unités de 75 MW chacune. La première sera démarrée début 2013 et la mise en route complète prendra deux ans. C’est l’un des plus importants chantiers industriels du pays.





