Uber a obtenu le mardi 26 juin une nouvelle licence, de plus courte durée, pour son activité à Londres après s'être fait retirer sa licence en 2017. La justice britannique a considéré que la société de VTC avait réalisé les changements requis pour se conformer à la législation. L'enjeu était de taille pour Uber puisque la seule capitale anglaise représente 5% des passagers transportés par l'entreprise sur l'ensemble de son activité.
L'autorité des transports de Londres (TfL) a retiré en septembre 2017 sa licence au spécialiste américain des véhicules de transport avec chauffeur (VTC), évoquant son manque de responsabilité au regard de la sécurité de ses clients.
Il était notamment reproché à Uber d'avoir laissé prospérer en son sein une culture d'entreprise favorisant l'agressivité, le sexisme et les discriminations de toutes sortes.
Une licence de 15 mois sous conditions
La juge Emma Arbuthnot du Westminster Magistrates Court a considéré le mardi 26 juin qu'Uber pouvait désormais à nouveau opérer à Londres avec une licence de 15 mois, soumise à de strictes conditions.
Uber a reconnu que la décision de la TfL de refuser de lui restituer sa licence en 2017 était justifiée mais a insisté sur le fait que les changements que le groupe avait réalisé au niveau de sa politique et de sa gestion du personnel justifiaient l'octroi d'une licence plus courte pour prouver qu'il avait changé.
L'avocat de la TfL a dit que le coût de ce procès, aux frais d'Uber, atteindrait 425 000 livres (482 445 euros).
Avec Reuters (Alistair Smout, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)




