"Sur le marché français, nous ne faisions pas le poids face aux géants du parfum comme Saint-Laurent, Dior. En revanche à l’étranger notre savoir-faire a tout de suite été très valorisé", explique Nicolas Dewitte, le directeur général adjoint de Bogart. Avec ses marques comme Jacques Bogart, Carven ou Ted Lapidus en parfum et Méthode Jeanne Piaubert ou Stendhal en cosmétique, cette ETI familiale cotée qui fabrique dans deux sites français à Pacy-sur-Eure (Eure) et Mourenx (Pyrénées-Atlantique) a vu son chiffre d’affaires bondir de 23 % en 2017 à 128 millions d’euros.
Cette dynamique est portée par une stratégie d’intégration verticale avec l’acquisition de réseaux de distribution en France mais surtout à l’étranger. Après avoir acheté des parfumeries en France et en Israël, Bogart a repris en 2017, un réseau de 87 parfumeries en Allemagne. Un nouveau levier pour assurer la distribution de ses produits et être plus à l’écoute des consommateurs. "Alors que le secteur était sur une logique d’offre, il bascule sur une logique de demande. Nous nous nourrissons des informations qui remontent des marchés pour nos développements" explique Nicolas Dewitte.








