Enseignant et auteur de plusieurs ouvrages sur la cybersécurité, Nicolas Arpagian est un pionnier du secteur, puisqu’il s’y intéresse depuis la fin des années 1990. Ce juriste de formation est convaincu qu’au fil de l’Histoire, toutes les technologies ont été, tôt ou tard,
poussées par les activités criminelles. Celles qu’on appelait alors les NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication) ne font pas exception. La nouveauté du numérique ? « On peut attaquer quelqu’un qu’on ne connaît pas et à qui on n’en veut pas », résume-t-il. S’il ne milite pas pour l’enfermement dans une bulle sécuritaire, il juge essentiel de partager les risques et de définir une stratégie nationale globale. Il n’a pas longtemps hésité à rejoindre Orange Cyberdefense à sa création, persuadé que « la maîtrise du réseau télécom est un élément différenciateur ». Il se dit fier de voir que la filiale est devenue un leader français avant la date prévue par le plan Orange 2020. D’autant que moins de onze mois se sont écoulés entre l’annonce de Stéphane Richard, le patron d’Orange, et l’installation des équipes. Il continue d’organiser le colloque TIC et géopolitique au sein de l’École des ingénieurs en intelligence informatique (Epita). La dernière édition s’intéressait à l’impact de l’intelligence artificielle. Ceux qui n’ont pas pu faire le déplacement pourront toujours lire son « Que sais-je ? » sur la cybersécurité. A. H.








