"Nos sites de production sont en bon état en dépit du conflit", a déclaré Christophe de Margerie au quotidien allemand Handelsblatt. "Nous devrions donc reprendre rapidement l'exploitation" ajoute-t-il.
Mais l'ambition du groupe français ne se limite pas à restaurer ses anciennes activités. Christophe de Margerie pense notamment à "aider à développer l'exploitation au niveau local". Il admet que la nationalité française "peut aider", mais n'attend pas de miracle : "il n'y aura sûrement pas de transfert de contrats de concurrents".
Autre sujet évoqué dans l'interview : l'engagement de Total dans l'énergie nucléaire. Le PDG prend ses distances avec les projets de son groupe. Dans ce domaine, Total s'est focalisé sur le réacteur EPR de Penly. Le groupe détient 8,33% du consortium chargé de son développement.
"Cela fait longtemps que je n'ai plus entendu parler de ce projet. L'Allemagne veut sortir du nucléaire, l'Italie aussi, les Etats-Unis réfléchissent. La France discute d'une réduction du nucléaire dans la production énergétique. Où pourrais-je encore investir?", a déclaré Christophe de Margerie.
Le PDG du premier groupe français a conclu sur ces mots : "Soyons réalistes, il n'y a plus que trois axes sur lesquels nous progressons" en matière de production d'énergie, à savoir le solaire, la biomasse et le charbon.





