Selon la CGT, le groupe GDF Suez envisage de diminuer ses effectifs de 4 200 personnes dans les 3 ans à venir. Pas de plan social ou de plan de départs volontaires ne sont prévus, il s’agirait de non-remplacements. Pour demeurer à effectif constant, le groupe doit embaucher 7 400 personnes par an, mais il n’en recruterait que 6 000 chaque année d’ici à 2015, calcule le syndicat. Fin 2012, GDF Suez employait 219 300 personnes, dont près de 90 % en Europe. Le groupe confirme toutefois l’embauche de 18 000 CDI en France sur trois ans.
Cette revue d’effectifs, si elle est confirmée par le PDG Gérard Mestrallet lors du comité d’entreprise du 29 mai prochain, s’inscrirait dans le cadre du plan d’économies "Perform 2015", annoncé en décembre dernier. Face à une Europe en crise, l’énergéticien veut se redéployer vers les marchés émergents. Aujourd’hui, 30 % des investissements du groupe y sont réalisés, une part que le groupe entend porter à 50 %. Par ailleurs, l’enveloppe globale de ces investissements passe de 9-11 milliards d’euros par an, à 7-8 milliards. Enfin, GDF Suez veut économiser 3,5 milliards d’euros par an sur ses frais fixes.
"L’Europe est en crise avec une demande faible, une pression sur les prix, une baisse du taux d’utilisation des centrales à gaz, une pression financière avec la fin des allocations gratuites de CO2",expliquait en décembre le PDG. Début avril, le groupe a d’ailleurs annoncé la mise sous cocon de trois de ses quatre centrales à gaz dans l’Hexagone. Cela concernera les centrales de Cycofos et Combigolfe à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), et Spem, à Montoir-en-Bretagne (Loire-Atlantique). Déjà, 2100 MW de thermique avaient été arrêtés en Hongrie et aux Pays-Bas.
Ludovic Dupin




