A l’occasion de la présentation des ambitions du groupe GDF Suez pour 2013, Gérard Mestrallet a rappelé que son groupe allait se recentrer sur son activité énergie, comme annoncé dans son plan de transformation présenté début décembre.
Le PDG de GDF Suez privilégiera la production d’électricité et la fourniture de gaz naturel liquéfié dans les pays émergents. En Europe, ce sont les activités d’énergies renouvelables et d’efficacité énergétique qui seront prioritaires. Dans cette période de transition, le patron du premier énergéticien mondial n’a pas hésité à donner son opinion sur des sujets qui traversent l’actualité énergétique française, en particulier le gaz de schiste et le débat national sur la transition énergétique.
Sur l’évolution du débat sur les gaz de schiste, Gérard Mestrallet réagit : "La position initiale de tout bloquer ne pouvait être sérieusement tenue plusieurs années. L’écart de compétitivité entre l’Europe et les Etats-Unis est assez bouleversant." Le PDG fait référence à la réindustrialisation massive d’industries électro-intensives outre-Atlantique sous l’effet d’un gaz très bon marché (3 dollars par MBTU aux Etats-Unis contre 8 à 9 dollars en Europe).
Pour autant, Gérard Mestrallet ne nie pas les questions environnementales que pose la technique de fracturation hydraulique. Il n’y voit pas pour autant une impasse. "J’ai un esprit scientifique et je crois au progrès. On devrait travailler sur deux voies : le développement de technologies alternatives et sur l’amélioration des technologies existantes." Pour l’heure, le président de la République François Hollande a tranché : la France doit se contenter de mener des recherches en laboratoire sur des technologies alternatives à la fracturation.

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Concernant le débat national sur la transition énergétique qui vient de démarrer, le patron de GDF Suez émet ses recommandations. Il appelle à ce que les discussions ne soient pas trop franco-françaises alors que l’Europe présente un handicap énergétique face à la concurrence américaine et asiatique. Selon l’énergéticien, le débat doit prendre en compte trois impératifs : la compétitivité, la sécurité d’approvisionnement et la réduction des émissions de CO2. "La politique énergétique de l’Union européenne a privilégié la réduction des émissions de CO2, s’est un peu intéressée à la sécurité d’approvisionnement et pas du tout à la compétitivité."
Ludovic Dupin





