Via un communiqué publié le 1er juin, le groupe britannique a annoncé avoir reçu des "marques d’intérêt non sollicitées" pour l’achat de sa participation. Il détient actuellement à 50% cette entreprise avec le consortium de milliardaires russes AAR. Cette part est actuellement estimée à 18 milliards de dollars. Le groupe Rosnef assure qu’il va se pencher sur la proposition pour voir quelles opportunités s'offrent à lui.
Une telle opération pourrait mettre un terme à des relations tendues entre les deux partenaires depuis la création de la coentreprise en 2003. Le conflit récurrent entre actionnaires s'était fortement envenimé après la signature en janvier 2011 d'une alliance entre BP et le groupe public russe Rosneft visant à explorer une immense région de l'Arctique. Une entente finalement mise à mal par AAR, qui a fait valoir que l'accord constituait une violation du pacte d'actionnaires de TNK-BP, la coentreprise n'étant pas invitée à rejoindre l'alliance. AAR avait alors, selon la presse, refusé une offre de 27 milliards de dollars pour le rachat de ses parts par BP.
La coentreprise, qui est également présente en Ukraine, au Brésil ou au Venezuela, a versé près de 4 milliards de dollars de dividendes à BP pour la seule année 2011.
Pour le groupe, un tel retrait constituerait un tournant stratégique et risqué. Mais selon certains experts, il a tout intérêt à échapper aux difficultés russes.





