Euromold 2011 : la fabrication additive débride l’imagination
MIREL SCHERER
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Créée par des transfuges de Missler Software, la société GO2CAM commercialise en Asie le logiciel de FAO (fabrication assistée par ordinateur) GO2dental pour l’usinage et les applications dentaires (voir photo). En attendant le passage dans le domaine public de la licence pour le commercialiser en Europe.
Les applications dentaires étaient omniprésentes au salon allemand. Réalisées avec des machines de fabrication additive ou avec des centres d’usinage comme celui à 6 axes de Cybaman.
Le fabricant américain Asiga dévoilait sa machine d’impression 3D Pico Printer qui utilise une lampe UV LED pour chauffer la poudre plastique. Destinée aux applications dentaires, fabrication des bijoux ou des prothèses auditives, elle coûte environ 5200 euros.
La vitesse et la stabilité du processus des machines de fusion de poudre métallique d’Arcam, utilisées pour la fabrication directe des pièces complexes pour des applications aéronautiques ou médicales, ont été améliorées.
Le constructeur chinois Tiertime exposait ses machines qui utilisent un procédé de fabrication similaire au FDM (fused deposition modeling ou deposition de fil chaud) de Stratasys. Les prix de ces équipements qui construisent des pièces en ABS, varie de 8 750 à 39 000 euros.
Le système de fabrication additive du danois Blueprinter met en œuvre un procédé original de frittage sélectif de poudre polymère maison. Son prix : environ 7 500 euros.
Les machines d’impression 3D low cost, dont certaines sont vendues en kit, prolifèrent. Ici celles distribuées en France par la société Multistation.
Conçu par l’Institut Fraunhofer et la société Arnold, ce centre d’usinage 5 axes doté d’un laser à fibre de 500 W, mécanise le polissage des moules. Son prix : 450 000 euros.
Cet hélicoptère autonome a été conçu dans le cadre du projet CompoLight qui a reunit des centres de recherches, des industriels et des sociétés de service en fabrication additive, dont l’entreprise française MBProto.
Robot de service dont les composants ont été conçus par la société de service belge Materialise avec ses systèmes de fabrication additive.
Les nouvelles imprimantes 3D de 3D Systems ProJet 1000 et 1500 (multicouleur) dont le prix varie de 10000 à 12500 euros.
Ces objets présentés sur le stand de 3D Systems ont été conçus par un designer, fabriqués par un système de fabrication additive et peuvent être achetés en ligne.
La personnalisation facile de produits dont la complexité est quasi illimité est un des atouts de la fabrication additive. Ici un soutien-gorge fabriqué sur mesure en polyamide sur une machine de frittage d’EOS.
Comparaison entre une pièce de fonderie en aluminium pour EADS et sa fabrication additive en titane sur une machine de frittage d’EOS. Le gain de poids est de 65%.
Les visiteurs du salon allemand ont pu découvrir les atouts de ces solutions qui autorisent la fabrication sur mesure des pièces dont la complexité est sans limite.