Des taux de retour sur investissement à deux chiffres dès 2017. C’est une surprise de taille que cet augure de Wood Mackenzie aux majors pétrolières et gazières, qui ont pris des mesures drastiques pour pallier la division par deux des cours du pétrole depuis mi-2014. Le budget global d’exploration du secteur est tombé de 95 milliards de dollars en 2014 à 40 milliards cette année, avant un léger resserrement à 37 milliards en 2017. Le capex le plus bas en douze ans, et la première fois dans l’histoire qu’il va reculer pour la troisième année successive. Et cet investissement prend principalement la forme de sécurisations du foncier, sur des permis qui ne seront réellement développés qu’après retour à meilleure fortune. Ce qui devrait arriver dans deux ans, selon WoodMac.
Les consultants annoncent pour 2019 une forte hausse du baril de Brent, à 77 dollars en moyenne. La reprise de l’exploration devrait suivre dans un délai d’un an ou deux. D’ici là, plus de la moitié des volumes découverts devraient l’être en eaux profondes, avec des points morts inférieurs à 50 dollars le baril, ajoute Andrew Latham.
Wood Mackenzie Creuser moins, mais mieux
"Le secteur a de bonnes chances de réaliser des taux de retour à deux chiffres en 2017", affirme le vice-président en charge de l’exploration de Wood Mackenzie, Andrew Latham, qui considère que "Les choix raisonnés de portefeuilles et la réduction des coûts paient déjà." En 2017, l’exploration devrait continuer sa transformation vers une industrie resserrée, mais plus efficace, concluent les auteurs de l’étude de Wood Mackenzie. "Moins de puits, mais de meilleure qualité, voilà qui promet des lendemains meilleurs pour l’exploration", prévoit Andrew Latham.





