Le Grand Paris attire les convoitises, notamment chez les opérateurs de transport public. Filiale de la SNCF, Keolis, l’un des trois groupes français largement présent à l’international, lorgne l’exploitation du futur métro express. "Nous avons la légitimité. Nous exploitons autant de métros que la RATP et nous avons gagné l’exploitation du métro automatique d’Hyderabad en Inde, long de 71 km", précise Jean-Pierre Farandou, le président de Keolis.
Mais sa grande idée à plus court terme est de développer "un grand réseau de bus. J’en ai marre que l’on réduise le Grand Paris au métro. Il y a le RER, le tram-train, le tramway et le bus. Je suis le défenseur d’un grand réseau comme à Londres avec des bus à haut niveau de service (BHNS)." Et l’argument du bus polluant ne tiendra bientôt plus. Les premiers bus hybrides sont commercialisés et à moyen terme, des bus électriques à recharge rapide en station seront opérationnels.
Déploiement en un an
Chez Keolis, on rappelle que le BHNS coûte trois fois moins chez que le tram au kilomètre et qu’un réseau de 1 000 bus est équivalent en capacité à une ligne de RER. "En un an, nous pouvons déployer un tel réseau pour 250 millions d’euros, plutôt en grande couronne, territoire oublié du Grand Paris", prévient le patron de Keolis. Avec à la clé la création de 3 000 à 3 500 emplois. Non négligeable en période de chômage massif !
Olivier Cognasse





