"Nous allons maintenant pouvoir commander les travaux préalables au redémarrage qui prendront entre un mois et un mois et demi", assure Nicolas Vincent, coordinateur CGT à la raffinerie Petroplus de Petit Couronne.
La durée du contrat n’a pas été spécifiée mais il s’agit d’un contrat ponctuel de travail à façon, encore en cours de finalisation. Les syndicats s’appuient en effet sur une lettre du ministère de l’Industrie sous l’égide duquel le contrat a été élaboré.
La mise en oeuvre de ce contrat s'accompagne du versement d'une cinquantaine de millions d'euros apportés notamment par l'Etat et par Shell qui fut l'exploitant du site jusqu'à sa vente à Petroplus en 2008. La lettre du ministère a été lue au cours d'un barbecue géant qui a réuni quelques centaines de personnes lundi aux portes de la raffinerie.
Cette nouvelle a été plutôt bien accueillie par les syndicats. L’intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC estime que la perspective d'un redémarrage place la raffinerie dans une meilleure situation vis-à-vis de repreneurs potentiels. "A nous maintenant de montrer que notre raffinerie est viable et qu'elle a les meilleurs rendements", a ajouté Nicolas Vincent.
La date du dépôt des offres de reprise de la raffinerie, en redressement judiciaire depuis fin janvier, a été fixée au 15 mars, au plus tard. Trois investisseurs ont manifesté des signes d'intérêt pour tout ou partie du groupe: Klesch, Goldsmith et Global Emerging Markets (GEM Group).





