L’Espace de Renault est l’une des nouveautés phare du Salon de l’Automobile, qui a ouvert ses portes aux journalistes, ce jeudi 2 octobre à Paris. Lors d’un point presse, Carlos Ghosn n’a pas exclu de lancer le nouveau modèle hors d’Europe. "Nous irons pas à pas. Nous devons d’abord faire le job en Europe. Nous évoluons avec l’Espace sur le segment D, qui représente environ 1,5 à 1,6 millions de véhicules. Et nous avons une petite part de marché, rappelle le patron de l’Alliance Renault-Nissan. Nous avons inventé le segment des monospaces. Les racines de l’Espace en 1984 étaient le confort, la convivialité, la modularité, l’espace et la lumière. On retrouve tout cela quand on s’assoit dans un Espace de 2014, même s’il est inspiré des crossovers".
Le patron de l’Alliance envisage également de lancer le Captur hors d’Europe. "Le Captur n’est pas aussi innovant que le nouvel Espace. Nous avons été surpris par le succès, les ventes dépassant les prévisions que nous avions faites, qui étaient très prudentes", indique Carlos Ghosn.
Initiale Paris, bientôt uine marque à part entière ?
Concernant la signature Initiale Paris, qui marque les versions haut de gamme des modèles existants de Renault, le patron du groupe n’exclut pas non plus qu’elle connaisse des développements plus importants. La signature pourrait-elle devenir une marque à part entière, à l’instar de DS chez PSA ? "Soyons d’abord sûrs de remplir nos objectifs", explique le patron de l’Alliance.
Carlos Ghosn a reconnu les ventes décevantes du Lodgy, mais a tenu à rassurer sur l’usine marocaine de Tanger. "Cette usine très compétitive est un avantage. Je n’ai aucune inquiétude quant à la possibilité de remplir cette usine. D’ici cinq ans, elle sera à pleine capacité". Nissan devrait bientôt produire des véhicules dans l’usine marocaine, aujourd’hui exclusivement concernée par des productions pour Renault.
Patrick Déniel





