Mersen réduit la voilure pour 2013

Réduction d’effectif, délocalisations et cessions d’activités… Mersen réduit la voilure pour résister à un environnement économique contrasté.

Mersen
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L’ex-Carbone Lorraine fait le dos rond. L’année dernière a été difficile pour le spécialiste des environnements extrêmes et de la sécurité électrique. 2013 s’annonce plein d’incertitudes. "2012 a été une année d’adaptation à nos marchés dans un environnement économique complexe et très contrasté", a déclaré Luc Themelin, le président du directoire de Mersen, lors de la présentation des résultats du groupe, le 20 mars. "2013 devrait générer un niveau d’activité comparable  à 2012 et nous continuerons à nous adapter."

Les 811 millions d’euros de chiffre d’affaires réalisés en 2012 (-0,7% par rapport à 2011, -8,8% à périmètre et changes constants) résultent effectivement d’évolutions contrastées. Et d’abord sur le plan  géographique, avec "des dynamiques décevantes en Asie, un marché européen morose et une dynamique surprenante en Amérique du Nord", selon Luc Themelin. Les différents marchés finaux de Mersen affichent aussi leur hétérogénéité : le photovoltaïque, pour lequel le groupe fournit principalement des équipements de production en graphite, a chuté de plus de moitié. Mersen a vu les revenus de cette activité passer de 110 millions d’euros en 2011 à 48 millions en 2012. La chimie, en revanche, a connu "une croissance assez extraordinaire de 26%", portant les revenus du groupe dans cette activité à 125 millions.

400 postes supprimés d'ici à juin

Dans ce contexte difficile, Mersen veut poursuivre le plan d’adaptation initié en 2012. Le groupe a déjà réduit de 6% ses effectifs en 2012, et devrait les réduire de 3% supplémentaires d’ici à juin. Au total, environ 600 postes seraient ainsi supprimés. "Nous accélérons aussi notre rationalisation industrielle avec des transferts de production, d’Amérique du Nord vers le Mexique et d’Allemagne vers la Hongrie", a détaillé Luc Themelin. Enfin, outre un travail sur les achats et la supply chain, Mersen veut céder trois activités jugées non stratégiques : chaudronnerie pour le nucléaire, agitateurs et échangeurs à plaques. Deux sites français totalisant 85 personnes, à Grésy-sur-Aix (Savoie) et à Brignais (Rhône), sont directement concernés. Le groupe cherche un repreneur pour ces activités.

En revanche, Mersen ne veut pas toucher à son activité dans l’électronique de puissance, dont les marchés vont du ferroviaire à l’éolien en passant par les réseaux haute-tension. "On a une nouvelle offre, on est en pleine construction d’une équipe, on veut garder le potentiel", a affirmé Luc Themelin. Le dirigeant voit un fort potentiel à moyen et long termes dans cette activité qui a pris un nouvel élan avec l’acquisition d’Eldre début 2012.

Manuel Moragues

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