Comme il est de coutume là-bas, il se maria avec un industriel autochtone, Dongfeng. Une union arrangée et, surtout, bien dotée. Pour prendre pied, le groupe PSA apporta dans la corbeille son modèle ZX (rebaptisé Fukang), toute une palette de savoir-faire technologiques, ainsi que deux usines (une d'assemblage et une de mécanique).
L'idée du gouvernement chinois était claire : PSA devait apprendre à Dongfeng le métier de constructeur d'automobiles. Ce dernier ne sachant fabriquer que des camions...
Lors des noces, l'optimisme est de rigueur : les conjoints se promettent de vendre 150 000 voitures en 2000. Ils en vendront trois fois moins. Malgré cela, ils réussissent à truster 9 % d'un marché encore embryonnaire. Cela restera leur plus beau score. Dès 2004, leurs ventes ne pèsent plus que 5 % du marché pour atteindre péniblement aujourd'hui les 3,6 %.
Cause de l'échec ? Avoir tenté de refourguer aux Chinois des voitures en fin de vie en Europe, alors qu'ils désiraient du chic et du glamour, qu'ils voulaient eux aussi leur part de premium et de haute technologie.
Ce message, Citroën semble enfin l'avoir entendu. Avec sa nouvelle signature DS, il n'hésite plus à lancer ses meilleurs modèles en avant-première dans l'ex-empire du Milieu.





