Un champ de vision plus large, plus d’angle mort, et pas de distorsion sur la taille ou la vitesse des véhicules qui s’approchent : a priori, le rétroviseur extérieur réalisé par une équipe américano-coréenne a tous les avantages. Les chercheurs universitaires se sont inspirés du principe des verres optiques progressifs dont les zones supérieures (pour la vision de loin) et inférieure (vision de près), sont caractérisées par leur courbure, et sont reliées entre elles par une zone intermédiaire qui assure la continuité géométrique et optique. Sauf que dans le rétroviseur, la progression est horizontale, entre les zones interne (près du conducteur) et externe (côté route).
Pour calculer la géométrie de cette surface intermédiaire, les chercheurs ont repris des méthodes mathématiques utilisées dans le racordement d’autoroutes ou de voies ferrées… Ils ont fabriqué leur miroir en le courbant dans un moule porté à 650°C, préalablement usiné avec précision.
Optics Letters En haut: comparaison entre un rétroviseur à miroir asphérique (a), et à miroir progressif (b)
En bas : comparaison entre un rétroviseur à miroir plan (c), et à miroir progressif (d)
Thierry Lucas





