Bernard Bigot, l'administrateur du CEA, était bien entouré. Pour signer le contrat d'objectifs pluriannuel entre l'Etat et le CEA sur la période 2010-2013, pas moins de trois ministres étaient au rendez-vous : Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'Ecologie et du développement durable, Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement et de la recherche, et Eric Besson, ministre de l'Industrie.
Et chacun y est allé de sa déclaration flatteuse. Eric Besson a présenté le CEA comme « un modèle de coopération entre la recherche publique et les entreprises ». Nathalie Kosciusko-Morizet, elle, s'est réjouie que « la parité ait été atteinte dans les efforts de recherches entre nucléaire et énergies renouvelables ». Une observation faite un an après que le CEA a été rebaptisé en Commissariat à l'Energie Atomique et aux Energies Alternatives.
Une place centrale
Quant à Valérie Pécresse, elle a tenu à rappeler qu'en 2010, le CEA était « le premier organisme de recherche publique déposant à l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle au niveau international ». Dans les faits, le CEA a déposé 615 brevets, soit 30 % de plus qu'en 2009. Ce qui le place devant l'Université de Berkeley en Californie et l'Institut Allemand Fraunhofer. Chapeau !
Bernard Bigot a pour sa part été félicité personnellement par le ministre de l'Industrie pour sa contribution dans la préparation du Conseil de politique nucléaire qui s'est tenu le 21 février à l'Elysée autour de Nicolas Sazrkozy. Conseil qui a chargé le CEA de mener les négociations avec la Chine autour d'un partenariat nucléaire global et du développement d'un réacteur commun de 1 000 MW.
Derrière ces honneurs faits au vénérable CEA, créé en 1948 par Frédéric Joliot-Curie, il faut voir la place centrale qui lui est redonné dans la filière nucléaire française. « Face à des industriels qui ne s'entendaient pas, il a fallu rapprocher les points de vue », a d'ailleurs fait remarquer Eric Besson.





