En 2009, en vendant des véhicules plus propres, la France a diminué ses émissions de CO2 à un niveau équivalent à la suppression de 116 000 unités du parc automobile national. Dopée par les bonus-malus et la prime à la casse, elle pourrait atteindre les objectifs européens (réduire les émissions de CO2 des véhicules à 130g par km d'ici à 2015) avec de l’avance, selon l’ADEME. Près de 2,5 millions de véhicules ont bénéficié du bonus écologique depuis sa mise en place en 2007. A la fin de l’année 2009, la France avait déjà la moyenne la plus basse d’émission de CO2 des véhicules neufs vendus en Europe, avec 133 g.
ademe Pour la première fois, le niveau moyen des émissions essence (131 g) est inférieur à celui du diesel (134 g) en France. « Les Français achètent aujourd’hui de plus en plus de petits véhicules essence, moins chers et peu émetteurs de CO2 », précise l’ADEME. Les véhicules GPL et hybrides profitent de la tendance verte, avec plus de 25 000 véhicules GPL vendus en 2009 et une hausse de 16% des hybrides. Dans le détail, près de la moitié des véhicules vendus en 2009 consommaient moins de 110 g de CO2/km. Et les constructeurs font des efforts pour proposer des véhicules toujours plus propres. « L’offre de modèles émettant moins de 110g de CO2/km a presque quintuplé ces deux dernières années », explique l’ADEME.
Parmi cette catégorie de véhicules arrive en tête la Smart Fortwo qui n’émet que 88g de CO2/km, la Ford Fiesta (98g) et la Seat Ibiza (98g) pour les véhicules diesel. En essence, c’est l’hybride de Toyota qui décroche la palme avec 89g de CO2/km, suivi de la IQ de Toyota (99g) et de l’Insight d’Honda (101g). Trois constructeurs ont atteint l’objectif européen : Toyota, Fiat et PSA. Renault arrive juste après avec 131g. Reste pourtant des constructeurs à la traîne en terme d’efforts écologiques, à l’instar de Mercedes qui arrive en bas de classement diesel avec 320g de CO2/km pour son modèle G 280 et Lamborghini avec 500g de CO2/km.
Cette amélioration dans le domaine des transports pourrait permettre à la France de diviser par quatre ses émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050. « Il y a de réelles améliorations qui sont faites, commente Virgine Schwartz. Mais il faut les inscrire dans une ensemble d’actions cohérentes et de changements de comportements chez les automobilistes ».





