Comment Aerolia se prépare à l'augmentation des cadences annoncées par Airbus ?
Ces augmentations de cadences représentent à la fois une bonne nouvelle et un défi. L'enjeu pour Aerolia est important: nous produisons l'ensemble des pointes avant des Airbus, et l'A320 représente 46% du chiffre d'affaires de la société. Pour atteindre l'objectif de produire à cadence 40 en 2012 (contre 34 par mois encore en juillet dernier, ndlr), notre client Airbus nous a averti suffisamment tôt pour nous laisser le temps de nous adapter sur le plan industriel.
Quels ont été vos derniers investissements industriels ?
Nous avons toujours été confiants sur la croissance à long terme du marché aéronautique et nous avons donc investi régulièrement dans nos usines pour être sûr d'avoir les capacités de production suffisante. Avec ces annonces, on va donc faire plus tourner les machines sans qu'il y ait d'impact significatif sur la supply chain. Que ce soit à Méaulte avec nos unités dédiées au métallique et désormais aussi aux composites (qui a nécessité un investissement globale de 220 millions d'euros, ndlr); à Saint Nazaire avec notre centre d'usinage mécanique ou encore en Tunisie où nous avons crée un parc aéronautique avec nos partenaires sous-traitants. Au-delà de la cadence 40, il faudra toutefois envisager des investissements supplémentaires.
Comment se traduit cet accroissement d'activité en termes d'embauches ?
Clairement, les montées en cadence vont consolider le plan de charge et nos objectifs de recrutements. Nous avons déjà recruté 375 salariés en CDI ces deux dernières années en France . On conservera ce rythme de recrutement en 2011. Tous les sites français sont concernés par ces futures embauches. Notre site tunisien va aussi monter en puissance et passer de 100 personnes aujourd'hui à 400 à la fin de l'année.
Augmentez-vous les salaires pour attirer les compétences ?
Il est clair que c'est compliqué de trouver les compétences clefs. Il faut se montrer attractif dans chacun de nos bassins d'emplois. Plus que des hausses de salaires, nous misons sur notre bonne image liée à notre politique de croissance offensive. Nous bénéficions aussi de relations privilégiées avec les centres de formation et le système éducatif. Un lycée professionnel est implanté dans notre site de Méaulte. Chaque année, 40 à 50 jeunes avec des diplômes de BAC pro ou de CAP renforcent nos équipes.





