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L'A350, un petit caillou dans la chaussure d'EADS

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  L'A350 a marqué le discours de Tom Enders, le président d'EADS, lors de l'annonce des résultats 2012 du groupe européen le 27 février. Le nouveau moyen porteur de sa filiale Airbus est impacté malgré lui par l'affaire des batteries lithium-ion du Boeing 787. Un poids financier de plus en plus lourd pour le conglomérat d'aéronautique-défense ?

Une seconde ligne de production pour l'A350 XWB ? L'idée a été suggérée ce matin par Tom Enders lui-même. "La demande (pour cet avion) est à la hausse. Si aucune décision n'a encore été prise, il se pourrait que nous ayons à agrandir la ligne d'assemblage final de l'A350", a-t-il confirmé.

Si une décision était prise dans ce sens, "la logique industrielle est de consacrer la ligne d'assemblage supplémentaire à l'A350-1000 et s'assurer ainsi de disposer des créneaux de livraison, tout en s'assurant que l'A350-900 qui à ce moment là devrait avoir une forte cadence de production n'est pas gêné par le démarrage de l'A350-1000", a expliqué le directeur financier d’Airbus, Harald Wilhelm.

Une annonce qui intervient alors que le dernier-né de la famille des longs-courriers d'Airbus prend l'air devant son hangar, sur le site d'assemblage final de Toulouse. Après une phase de tests statiques de résistance structurelle en intérieur, l'A350 va désormais subir de nouveaux tests au sol, cette fois en extérieur.

"Le développement de l'A350 se poursuit et reste en bonne voie, avec en ligne de mire un premier vol cet été", espère le président d'EADS. Un programme légèrement modifié suite aux incidents sur les batteries lithium-ion du Boeing 787 Dreamliner, immobilisé par les autorités de l'aviation civile à travers le monde depuis le 17 janvier.

Le 15 février, Airbus annonçait sa décision de renoncer aux batteries lithium-ion pour son programme A350 XWB, et leur remplacement par les traditionnelles batteries nickel-cadmium. "Le programme A350XWB demeure très ambitieux", a commenté Tom Enders, en restant prudent : "Toute modification du calendrier pourrait avoir un impact croissant sur les provisions".

Sur le plan financier notamment, le patron d'EADS a annoncé ne pas avoir inscrit de nouvelle charge pour retard sur l'A350 en plus de celle de 124 millions d'euros annoncée l’été dernier. Des "charges potentielles" pourraient tout de même être liées à ce programme, a-t-il confessé.

 

 

Elodie Vallerey

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