Tambour, trompettes, mais aussi cafés lattes, capuccinos et viennoiseries dans le tout premier Windows Café ouvert pour l'occasion à Paris*... Comme prévu, Windows 7 est officiellement disponible en France dès aujourd'hui. Après moult versions intermédiaires de test, le nouveau système d'exploitation équipe déjà, selon Microsoft, une liste de pas moins de 260 modèles (de 259 à plus de 2 000 euros). Et il est proposé, sans équipement, à partir de 199,99 euros par licence (pour l'édition Familiale Premium).
Rapidité et compatibilité
Sans surprise, Microsoft ne tarit pas d'éloges sur les vertus de Windows 7, qui s'appuie, rappelons-le, sur une base Windows Vista tout en ayant été expurgé des défauts de ce dernier, particulièrement gourmand en ressources. Selon l'éditeur, le nouveau système est plus simple, plus intuitif, plus sécurisé et plus rapide. Il affirme qu'il a été conçu pour utiliser le moins de ressources possible et qu'il devrait en conséquence convenir à la fois aux ordinateurs haut de gamme de dernière génération et aux « PC les moins puissants tels que les ultra-portables ».
Côté équipements, un ou deux gigaoctets de mémoire vive 32 ou 64 bits devraient faire l'affaire, avec « seulement » 16 gigaoctets d'espace disque disponible et un processeur 32 ou 64 bits cadencé à un gigahertz. Côté logiciels, le système est aussi, d'après Microsoft, dès aujourd'hui « compatible avec les 300 principaux logiciels grand public en France ». Ce qui le place en rupture avec Vista, vertement critiqué à sa sortie pour son incompatibilité avec nombre de solutions tierces.
Toujours « opaque » selon l'April
Reste maintenant à attendre les premiers retours des acquéreurs. Pour l'heure, l'April (Association pour la promotion et la recherche en informatique libre) s'est déjà mobilisée pour les alerter « sur les pratiques abusives de Microsoft », s'indignant entre autres d'une « politique commerciale déloyale de vente liée » (contraire à « l'émergence de systèmes concurrents »), mais aussi de la persistance dans Windows de « formats fermés entraînent les utilisateurs dans une dépendance aux produits Microsoft sans lesquels il n'est pas possible d'accéder aux données ».
Tout en reconnaissant un « adoucissement » et une « évolution de la communication de Microsoft », Jérémy Monnet, l'un des administrateurs de l'April, nous confie que « la situation technique n'a pas évolué en ce qui concerne l'interopérabilité ». Selon lui, outre les difficultés posées par des formats multimédia propriétaires comme WMV (Windows Media Video), Microsoft « entretient la confusion sur le format Docx utilisé dans Office 2007 alors qu'il qu'il ne s'agit pas de l'OOXML normalisé auprès de l'ISO en 2008 ». Microsoft « a suivi la mode XML mais il maintient toujours dans son format des données binaires le rendant incompatible avec les autres logiciels », regrette-t-il**. Au risque pour les particuliers et les entreprises de « se retrouver pieds et poings liés avec une masse de documents bloqués par un éditeur dans un format adapté à ses seuls logiciels ». L'avenir nous le dira.
Christophe Dutheil
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* 47, boulevard de Sébastopol, dans le 1er arrondissement.
** Lire à ce sujet cet article du Monde Informatique.




