"Passer le chiffre d’affaires à l’international de 55 % aujourd’hui à 70 % d’ici à 2015". C’est l’objectif que s’est fixé Hubert de Roquefeuil, le directeur général d’InVivo NSA, la filiale nutrition et santé animale du groupe coopératif InVivo. Pour y arriver, InVivo NSA, née en janvier 2010 de la fusion du fabricant d’aliments composés Evialis et des activités nutrition animale d’InVivo, lance un vaste plan d’ouvertures d’usines. Le groupe inaugure quatre sites cette année dans des pays émergents : le Vietnam, le Mexique, le Brésil et l’Indonésie, soit près de 60 millions de dollars (46 millions d’euros) d’investissements.
Au Vietnam, une usine a été inaugurée à Dong Thap en janvier 2013, pour une capacité de 250 000 tonnes de fabrication d’aliments pour les porcs, volailles et des ruminants. "C’est une usine bord à quai, qui va permettre de répondre de manière efficace aux attentes des clients du delta du Mékong et d’exporter facilement, jusqu’au Cambodge par exemple", souligne Hubert de Roquefeuil. En Amérique latine, le groupe a ouvert en février sa neuvième usine au Mexique, à Morelos, dédiée au petfood, avec une capacité de production de près de 90 000 tonnes par an, qui sera suivi d’une usine au Brésil, fin mars, à Descalvado, équipée d’une toute nouvelle ligne d’extrusion. Cette salve d’ouvertures d’usines sera conclue, en juin, par un site en Indonésie, à NGoro, qui fabriquera 125 000 tonnes d’aliments au démarrage (dont 1 ligne pour les poissons) et 125 000 tonnes supplémentaires à court terme.
Un potentiel énorme à saisir
"Nous avons donné un grand coup d’accélérateur à notre internationalisation depuis trois ans", reconnaît Hubert de Roquefeuil, qui espère ouvrir une usine au Mali en janvier prochain. "Le potentiel mondial est énorme. Selon les prévisions de la FAO, le marché va passer de 900 millions de tonnes d’aliments fabriqués, à 1,3 milliard en 2040, tant la demande dans les pays émergents, liée au développement de l’élevage, est forte", explique-t-il. La course à la taille est donc lancée dans le secteur, aux côtés de concurrents comme DSM, Nutreco, Cargill… "Nous n’avons pas de concurrents aussi complets que nous, qui soient multi-espèces, multizones et allant des médicaments jusqu’aux aliments composés", souligne le directeur général d’InVivo NSA. Pour lui, le groupe pourrait ajouter jusqu’à 50 nouvelles usines au groupe d’ici à quinze ans, soit par construction ou rachats.

- 970.362083027-6.52
Novembre 2025
Huile de palme - Malaisie$ USD/tonne
- 445.8333333333+10.42
Novembre 2025
Graines de soja - Etats-Unis$ USD/tonne
- 708.25-6.07
Novembre 2025
Phosphate diammonique (DAP)$ USD/tonne
Mais tous ces investissements réalisés à l’international profitent-ils au final aux adhérents coopérateurs du groupe InVivo ? Oui, affirme Hubert de Roquefeuil, qui parle de "dividendes intellectuels", comme des retours d’expériences et des conseils sur la performance industrielle, les techniques utilisées ou la centralisation des achats de matériels…
InVivo NSA a réalisé 1,4 milliard d’euros de chiffre d’affaires sur l’exercice 2011/2012, clos au 30 juin 2012, dont 55 % réalisés à l’international. Il compte 5 600 collaborateurs répartis dans 18 pays et 75 sites de production, dont 28 en France.
Adrien Cahuzac





