DR Démonstration au Dubaï Air Show (2013)- DR
Avis de temps calme à Dubaï. Le salon aéronautique qui n’a cessé de prendre de l’ampleur ces dernières années, poussé par le dynamisme des compagnies aériennes locales, pourrait bien marquer une pause pour sa nouvelle édition (du 8 au 12 novembre). Les records de commandes enregistrés en 2013 (pour plus de 200 milliards de dollars) ne devraient pas être dépassés du côté de l’aviation commerciale.
Repues après les commandes historiques passées, les compagnies du Golfe (Emirates, Etihad et Qatar) attendent des avionneurs qu’ils livrent en temps et en heure. En clair, Airbus et Boeing ont davantage les yeux rivés sur les chaines de production que les carnets de commandes. Un temps évoqué pour le salon du Dubaï, l’annonce du lancement de l’Airbus A380neo – qu’Emirates réclame pour améliorer les performances de l’A380 – semble plus hypothétique que jamais. Tout comme une commande significative de ce superjumbo.
Une flotte d'avions qui devrait tripler en vingt ans

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Reste que ce salon, qui accueille cette année 1100 exposants et 65 000 visiteurs, conserve une importance stratégique tant le Moyen-Orient recèle de promesses économiques. "Au cours des vingt prochaines années (2015-2034), le trafic aérien au Moyen-Orient connaîtra une croissance de 6%, bien supérieure à la moyenne mondiale estimée à 4,6 %", chiffre Airbus dans un communiqué.
Un dynamisme qui se traduira par la nécessité pour les compagnies locales d’acquérir 2 460 avions passagers et cargo neufs, d'une valeur de 590 milliards de dollars au prix catalogue. "Sur ce total, 1 890 appareils répondront aux besoins de croissance et 570 remplaceront les appareils vieillissants", précise Airbus. Dans les vingt prochaines années, la flotte d'avions passera de 1 100 en 2015 à plus de 2 950.
Les avionneurs parient sur la Chine
L’accalmie des commandes n’inquiète pas les avionneurs, convaincus que les prévisions de croissance se traduiront à terme en commandes fermes. Ils savent aussi que c’est l’Asie, et ses méga-cités en devenir, qui constituera le principal relais de croissance. La région Asie-Pacifique représentera selon Airbus 36% du trafic aérien dans les vingt prochaines années (29% aujourd’hui), contre 13% pour le Moyen-Orient (9% en 2014).
A elle seule, la Chine pourrait avoir besoin de 5300 nouveaux avions d’ici 2033 (d’une valeur de 820 milliards de dollars), soit plus du double des besoins du Moyen-Orient. A ce même horizon, le marché domestique chinois deviendra le premier au monde, devant les Etats-Unis et l’Europe. Raison pour laquelle Airbus et Boeing, y placent peu à peu leurs pions industriels. Les prochaines commandes d’A380 pourraient d’ailleurs provenir de compagnies asiatiques…
Olivier James




