Fabrice Brégier pouvait difficilement échapper à la question. En déplacement ce week-end en Chine pour la signature d'importants contrats, le président d'Airbus s'est exprimé sur la reprise éventuelle de salariés PSA concernés par les 3000 licenciements programmés à l'usine d'Aulnay-sous-bois d'ici 2014.
"Airbus regarde comment recruter un certain nombre de personnels", a confié au Monde le patron de l'avionneur européen le 1er septembre. "Des personnels qualifiés. Quelques dizaines".
"Je n'ai pas encore vu Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, mais je le verrai prochainement", a ainsi assuré Fabrice Brégier au journal du soir. "Nous avons été sollicités, comme d'autres, pour le site d'Aulnay et nous sommes en train de regarder si nous pourrions reprendre une partie du personnel", explique-t-il, cette fois au journal Les Echos.
Selon les informations du quotidien économique, Thierry Baril, DRH d'EADS et d'Airbus, a lancé une mission à ce sujet. "Cependant, cela restera très limité, prévient-il. Nous ne pouvons recruter que parmi les techniciens et les ingénieurs, puisque nous avons notre propre filière de formation pour le personnel de production. Par ailleurs, nous avons déjà embauché 2500 personnes en France l'an dernier et nous prévoyons d'en recruter plus de 2000 cette année. Nous ne pourrons donc pas poursuivre au même rythme dans les années à venir".
A l'annonce de la suppression de 3000 postes sur le site d'Aulnay en juillet, la SNCF avait été sollicitée : "S'il y a des gens qui viennent du secteur automobile, on y fera particulièrement attention", avait consenti le PDG Guillaume Pepy en juillet dernier. Le motoriste aéronautique Safran avait estimé de son côté être en mesure d'accueillir jusqu'à 400 salariés de PSA.





