Sûreté : les technologies, oui, mais pas seulement…

Hassan Meddah |

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Sûreté : les technologies, oui, mais pas seulement…

La vidéosurveillance n’est pas seulement une affaire de pixellisation et de qualité d’image. Komanche se distingue des solutions traditionnelles en misant sur l’intelligence artificielle. Sa solution Visiomind permet ainsi d’analyser et de reconnaître des formes dans les flux vidéo. Dès qu’une personne ou une forme inconnue pénètre dans une zone déterminée, la caméra "s’accroche" et la suit. Elle distingue si un individu est debout, assis ou allongé. Afin d’alléger le travail des télésurveillants, Visiomind peut aussi sélectionner une zone de traitement spécifique sans prendre en compte l’intégralité du champ de l’image enregistrée par la caméra vidéo. Selon son fabricant, Visiomind permet de réduire d’un facteur 10 le taux d’erreur (fausses alertes) lié aux systèmes de vidéosurveillance.

Photo 1/6 @D. R.

Sûreté : les technologies, oui, mais pas seulement…

La clôture qui dissuade d’entrer sauvagement sur un site, c’est bien. Celle qui alerte lorsqu’un individu malveillant passe à l’acte, c’est mieux. La société Hymatom a conçu une panoplie de capteurs s’intégrant aux systèmes de protection périmétrique. Si une personne tente de découper ou d’arracher la clôture, de l’escalader ou de la franchir sans appui, une alarme est déclenchée. La solution Detect 4 U intègre quatre technologies : un capteur de vibrations en surface réagissant aux coupures, un détecteur de rupture de faisceaux infrarouges signalant toute tentative de franchissement, un système sensible aux contraintes mécaniques subies par les poteaux et enfin une caméra vidéo haute définition.

En cas d’intrusion, la caméra transmet la vidéo sur le poste du télésurveillant en précisant l’endroit où elle s’est produite

Photo 2/6 @D. R.

Sûreté : les technologies, oui, mais pas seulement…

Les robots s’apprêtent à révolutionner la surveillance des sites industriels et des entrepôts. La start-up EOS Innovation a mis au point le robot rondier e-vigilante. Le télésurveilleur peut programmer des rondes prédéfinies ou laisser le robot se déplacer aléatoirement. Monté sur trois roues et haut d’une cinquantaine de centimètres, il se déplace à une vitesse allant de 5 à 10?km/h, en évitant les obstacles grâce à ses capteurs embarqués. S’il détecte des personnes en mouvement ou des objets déplacés, il déclenche une alarme par Wi-Fi. Le télésurveilleur peut alors prendre la main sur la caméra embarquée pour effectuer une levée de doute et piloter l’engin manuellement. Sa caméra thermique détecte les points chauds, notamment une présence humaine. Après dix heures en continu, il se recharge automatiquement. Increvable.

Photo 3/6 @Salque Jean-Louis D.R. voir les IPTC

Sûreté : les technologies, oui, mais pas seulement…

Elle est compacte, discrète et peut se dissimuler sous les palettes ou dans un véhicule pour lutter contre le vol de marchandises au sein des entrepôts ou des sites industriels. La balise GPS?–?GSM antivol LocBox a été conçue par la société Geotraceur, spécialiste des technologies de géolocalisation. Le boîtier trace en continu à la fois les malfaiteurs et la marchandise. Sa version industrielle affiche une autonomie de dix ans. En mouvement, cela correspond à 20?000 transmissions dépositions GPS par réseaux GSM?–?GPRS. L’enveloppe en polycarbonate renforcé offre une résistance aux chocs et une étanchéité totale. Le PC de télésurveillance réceptionnant les données de position pourra être alerté en cas de mouvement non autorisé ainsi que d’entrée ou de sortie dans des zones géographiques prédéfinies.

Photo 4/6 @D. R.

Sûreté : les technologies, oui, mais pas seulement…

Détecter suffisamment tôt un véhicule menaçant s’approchant d’un site industriel sensible pour pouvoir réagir… Les responsables de la sûreté en rêvent. Thales a mis au point une solution combinant des caméras thermiques avec des radars terrestres de moyenne portée. Opérationnelles de jour comme de nuit, les caméras thermiques séduisent par leur performance et leur robustesse, notamment les militaires. Elles permettent de détecter un véhicule jusqu’à environ dix kilomètres de distance et d’en reconnaître le modèle à deux kilomètres. L’armée française utilise de tels équipements pour détecter, reconnaître, identifier et localiser des cibles, même dans des conditions dégradées (brouillard, vent de sable, face au soleil).

Photo 5/6 @B. Rousseau ©THALES

Sûreté : les technologies, oui, mais pas seulement…

L’attentat commis dans l’usine d’Air Products à Saint-Quentin-Fallavier (Isère) l’été dernier, qui a vu l’employé d’un fournisseur projeter sa camionnette contre des bonbonnes de gaz, montre l’utilité de disposer de solutions d’interception de véhicule. La société Rigomer, spécialiste des obstacles anti-franchissement, notamment pour les bases militaires et les checkpoints, a mis au point un dispositif pour les sites industriels. Le prototype Ratel stoppe un véhicule de deux tonnes lancé à 60?km/h en huit mètres environ. Le produit est immédiatement réutilisable : il suffit de changer sa cartouche, une structure en aluminium architecturée en nid-d’abeilles qui lui confère sa résistance. Contrairement à un mur de protection, ce dispositif, qui pèse moins de 50?kg,  peut être déplacé.

Photo 6/6 @D. R.

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Pour protéger les sites industriels, les parades technologiques sont de plus en plus perfectionnées et quasi autonomes. Mais l’homme doit rester dans la boucle.

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