Comment l'industrie automobile chinoise tisse sa toile mondiale

Julien Bonnet

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Comment l'industrie automobile chinoise tisse sa toile mondiale

Une entrée de Dongfeng au capital de PSA Peugeot-Citroën marquerait une nouvelle étape dans le développement des constructeurs chinois hors de leur territoire. Il s'agirait en effet de la première alliance stratégique - au même titre que celle qui unit Renault et NIssan - entre un groupe chinois et un constructeur occidental. Face à de lourdes pertes, PSA est à la recherche d'un sauveur. De son côté,  Dongfeng pourrait profiter de davantage de transferts de technologie que dans le cadre d'une coentreprise. Le groupe chinois s'assurererait également l'accès au marché européen, étape essentielle afin d'acquérir une dimension internationale.

Photo 1/4 @Dongfeng est partenaire de Peugeot depuis vingt ans.

Comment l'industrie automobile chinoise tisse sa toile mondiale

Le création d'une coentreprise - ou joint-venture - avec un acteur local représente la condition sine qua non pour qu'un constructeur étranger puisse accéder au marché chinois en forte croissance. Un échange gagnant-gagnant : côté chinois, il permet en effet d'assurer un accès à la technologie et une production sur place. Pour commercialiser sa gamme DS en Chine, PSA, pourtant déjà partenaire de Dongfeng pour les véhicules Peugeot - a par exemple crée une joint-venture avec le chinois Chang'an.

Photo 2/4 @PSA

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Profitant de la crise, les groupes chinois ont également commencé à racheter des marques en difficulté. En 2005, le britannique MG est racheté par  Nanjing Automobile Group (NAC), qui fusionne avec Shanghai Automotive Industry Corporation (SAIC) deux ans plus tard. Autre exemple avec Volvo : filiale de Ford, la marque suédoise est rachetée en 2010 par le constructeur chinois Geely.

Photo 3/4 @Morberg - FlickR - C.C.

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Encore discrète, la marque Qoros, coentreprise entre le chinois Chery et un fonds d'investissement israélien, apparaît taillée pour l'international. De nombreux dirigeants sont des anciens de chez BMW, Volkswagen ou encore General Motors. L'idée : s'adapter aux standards européens pour mieux  s'imposer en Chine, et ensuite dans le reste du monde. Le premier modèle de Qoros, une berline qui sera lancée fin 2013, livre ainsi la vision du véhicule haut-de-gamme made in China.

Photo 4/4 @Qoros

Image Suivante

Sur leur marché national, devenu le premier mondial, les joint-ventures avec des constructeurs occidentaux leur permettent d'accéder à  certaines technologies pour améliorer leur offre. Mais les constructeurs chinois visent désormais l'international avec les rachats de marques en difficulté comme Volvo et MG ou la création d'un acteur comme Qoros. Une entrée de Dongfeng au capital de PSA Peugeot-Citroën marquerait une nouvelle étape avec la première alliance stratégique entre un groupe occidental et un constructeur chinois.

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