• Suggestion d’offres
  • 0 résultat. Vouliez-vous dire ?
  • Suggestion de catégories
  • 0 résultat. Vouliez-vous dire ?
  • Suggestion d'entreprises
  • 0 résultat. Vouliez-vous dire ?
Devenir exposant
Aide
Mon compte

La sécurité dans les applications de robotique collaborative : superflue ou nécessaire ?

6 questions essentielles à se poser pour réussir votre investissement

La sécurité dans les applications de robotique collaborative
La sécurité dans les applications de robotique collaborative

L’industrie 4.0 se caractérise par des processus de production flexibles et polyvalents. Pour répondre aux exigences des consommateurs, l’usine du futur doit être capable de produire des objets personnalisés, en petite série et ce, avec des objectifs élevés de qualité et de productivité.

Les solutions de robotique collaborative qui allient l’agilité et l’endurance des robots avec l’adaptabilité intelligente des humains répondent à ces exigences. Désormais humains et robots collaborent dans un même espace de travail. Cette situation nouvelle fait tout de même réfléchir les industriels sur les risques associés à cette interaction et crée de nouveaux enjeux en termes de prévention des risques professionnels et de santé et sécurité au travail.

Cette collaboration est-elle sans risque pour les humains ?

Robotique industrielle : qu’est-ce que la robotique collaborative ?

Le terme de robotique collaborative ou cobotique désigne une technologie employant à la fois la robotique, la mécanique, l’électronique et les sciences cognitives. Le robot vient ainsi assister l’homme, dans le cadre de certaines tâches ou applications industrielles, lorsqu’il n’est pas capable de le remplacer à lui seul.

Cette innovation technologique majeure implique différentes situations de travail avec un degré d’interactivité entre l’homme et la machine plus ou moins important :

  • Collaboration directe : l’homme et la machine travaillent simultanément sur la même pièce
  • Collaboration indirecte : l’homme et la machine travaillent de façon alternée sur la même pièce
  • Coexistence : l’homme et la machine effectuent chacun un travail autonome sur différentes pièces
  • Systèmes robotisés d’assistance physique guidés par l’opérateur
  • Systèmes d’assistance physique fixés à l’opérateur
Robotique collaborative : les risques les plus courants

A partir du moment où il y a interaction entre l’homme et la machine, le risque est présent. L’émergence de la robotique collaborative amène par conséquent, les entreprises à se poser différentes questions relatives à la sécurité des salariés et la gestion des risques au travail. Selon le Ministère du Travail, on distingue trois types de risques :

  • Les risques liés au fonctionnement de la machine :

Cette catégorie regroupe tous les incidents pouvant survenir en « marche normale » tels qu’une surchauffe, un lâcher de la charge manipulée, une augmentation inattendue de la vitesse des éléments mobiles ou encore la modification involontaire d’une trajectoire. Elle rassemble également les dysfonctionnements et pertes de contrôle liés à une défaillance d’ordre matériel ou logiciel.

  • Les risques liés au poste de travail :

Par risques liés au poste de travail, on entend tous les incidents pouvant porter atteinte à la sécurité des personnes en cas de contact physique ou de projection : risque de brûlure, d’écrasement ou d’électrisation. Sont également prises en compte les différentes nuisances pouvant porter atteinte à la santé de l’opérateur comme le bruit, l’éblouissement ou la production de substances toxiques.

  • Les risques liés à l’environnement du poste de travail :

Cette catégorie regroupe les risques liés aux conditions d’installation, aux obstacles inhérents aux locaux de travail, à la coactivité avec d’autres machines et de façon plus générale, à la circulation des individus et équipements mobiles au sein des locaux de travail.

En savoir plus

Quelle est la différence entre un robot et un système robot ?

En matière de règlementation, pour la partie conception et aspects juridiques et donc de responsabilité, Il est nécessaire de distinguer le robot et le système robot.

Au sens de la directive machines 2006/42/CE, le robot est une quasi-machine. Est considéré comme une quasi-machine, un ensemble qui constitue presque une machine, mais qui ne peut assurer à lui seul une application définie. Un robot commercialisé nu, sans outil monté sur celui-ci, ne lui permettant pas de répondre directement à l’application visée, répond à la définition de quasi-machine.

Le système robot collaboratif comprend, un ou plusieurs robots industriels, un ou plusieurs terminaux, et tous les mécanismes, équipements, composants et capteurs nécessaires au robot dans l’exécution de sa tâche dans un espace de travail collaboratif. En règle générale, un système robot est réalisé par un intégrateur ou constructeur de machine.

Les exigences réglementaires ne sont donc pas tout à fait les mêmes. Par ailleurs, l'analyse et l'application des risques ne sont applicables que pour les systèmes robot.

Certains robots sont décrits comme intrinsèquement sûrs. Est-ce exact ?

Dès la phase de conception des produits, les fabricants de robots implémentent des mesures de protection intrinsèques (fonctions de sécurité intégrées, butées logicielles, capteurs de couple, peau sensible…). Néanmoins, bien que les robots collaboratifs respectent les exigences de sécurité normatives, ils peuvent générer de nouveaux risques pour les opérateurs dans le cadre de l’application réalisée par le système robot. Les outils, préhenseurs, pièces manutentionnées mais également l’environnement de travail, la fréquence d’utilisation et d’autres paramètres liés à l’application elle-même sont générateurs de risques majeurs de collision, en raison des interactions entre l’homme et la machine mais également des risques de coincement, de pincement ou de coupure.

Par ailleurs, bien que par définition, les robots collaboratifs aient tendance à réduire les risques de TMS (troubles musculosquelettiques) dans la mesure où ils assurent la manutention principale, diminuant ainsi la charge physique pour l’homme et la pénibilité au travail, ils peuvent également favoriser leur apparition si leur installation au sein de l’espace de travail n’est pas optimale ou génère une posture contraignante pour l’opérateur. 

Comment évaluer les éventuelles situations à risques ?

Analyse des risques

Première phase du processus d’appréciation des risques, l’analyse des risques consiste à identifier tous les phénomènes dangereux à partir des caractéristiques, performances et modes opératoires de la machine. Elle permet de déterminer quels risques nécessitent la mise en place de mesures de protection et d’évaluer rapidement les besoins en sécurité de la machine, servant ainsi de base à sa conception.

Appréciation des risques

L’appréciation des risques fait partie des différentes prestations de services proposées par Sick. Elle constitue une étape indispensable dans la mise en place des machines en termes de normes et conditions d’usage réglementaire. Cette évaluation des risques professionnels permet d’identifier et d’anticiper tous les dangers afin de mettre en place les moyens de protection adaptés et d’estimer les risques, en fonction de leur gravité et de la probabilité d’occurrence des dommages.

Une fois l’identification des risques effectuée, l’expert Sick ayant réalisé celle-ci remet un rapport au client et l’aide à déterminer quelles sont les solutions les plus efficaces, en termes de sécurité, d’efficacité et de coût. L’intervention d’experts dans le domaine de la prévention des risques permet un important gain de temps et de ressources. Cette analyse doit être reconduite dès lors que les applications de la cellule robotisée évoluent dans le temps.

Obtenir un devis

Existe-t-il une règlementation adaptée pour les robots collaboratifs ?

Management des risques : la réglementation

Pour une maîtrise des risques optimale, la robotique collaborative est réglementée par quatre textes :

  • La norme ISO10218-1 destinée aux fabricants de robots
  • Les normes ISO10218-2 destinée aux intégrateurs
  • La spécification technique ISO/TS12066 destinée aux intégrateurs
  • La directive européenne 2006/42/CE – Directive Machines
La directive européenne 2006/42/CE – Directive Machines

La directive européenne 2006/42/CE relative aux machines définit les exigences essentielles de santé et de sécurité relatives à leur conception et à leur fabrication. Ces exigences impliquent une évaluation des risques de la part du fabricant. Celle-ci doit être effectuée dès la phase de conception, de façon à ce que les mesures de réduction des risques aient déjà été prises au moment de la fabrication.

La norme NF EN ISO 10218-1

La norme NF EN ISO 10218-1 définit les exigences et recommandations relatives à la prévention et les mesures de protection relatives à l’utilisation de robots industriels. Elle fournit des mesures de réduction ou d’élimination des risques liés aux phénomènes dangereux inhérents aux machines.

La norme NF EN ISO 10218-2

La norme NF EN ISO 10218-2 définit les exigences de sécurité des robots industriels et systèmes robotisés et dresse la liste des phénomènes et situations dangereuses identifiées avec ces systèmes. Elle fournit également les exigences permettant d’éliminer ou de réduire les risques liés à ces phénomènes.

La spécification technique ISO/TS15066

Relative aux problématiques de sécurité inhérentes aux robots collaboratifs, la spécification ISO/TS15066, à valeur de norme, traite spécifiquement de l’interaction homme machine, dans l’industrie, afin de définir les moyens les plus adaptés pour éviter tout risque de blessure en cas de contact involontaire entre l’opérateur et la machine. Egalement destinée aux intégrateurs, elle implique de mettre en œuvre au moins un des quatre modes de fonctionnement suivant :

  • Guidage manuel du robot
  • Arrêt nominal de sécurité contrôlé
  • Contrôle de la vitesse et de la distance de séparation
  • Limitation de la force et de l’énergie de la machine
Recevoir une documentation

Qui est responsable en matière de sécurité au travail ? Le fabricant du robot, l’intégrateur ou le client ?

Responsabilité juridique du fabricant et de l’intégrateur

La responsabilité juridique du fabricant est fondée sur l’article L.4311-3 du code civil. Ce dernier interdit la commercialisation d’une machine ne répondant pas aux règles de conception qui lui sont applicables. Pour le robot lui-même, à partir du moment où le fabricant établit une déclaration d'incorporation, il est dégagé des responsabilités quant à l'usage de son produit. La déclaration d'incorporation indique entre autre les limites d'utilisation et de performance ainsi que les dispositions à prendre en matière de sécurité.

Le statut juridique de l’intégrateur est le même que celui du fabricant. En tant que maître d’œuvre du projet, dans sa globalité, et responsable de la mise sur le marché d’un « ensemble de machines » conformément à la directive européenne 2006/42/CE, c’est à lui qu’incombe la responsabilité de déclarer la conformité du système robotisé.

Obligations légales de l’employeur

La responsabilité juridique de l’employeur est définie par l’article L. 4321-2 du code du travail qui interdit la mise en service ou l’utilisation d’une machine qui ne serait pas conforme aux règles de conception ou d’utilisation applicables lors de sa mise sur le marché.

SOS Fournisseurs

Demandez à nos experts de chercher pour vous

Obtenez 5 devis gratuits

Votre besoin :

Vos coordonnées :

Nous respectons la confidentialité de vos données
En envoyant votre demande, vous donnez votre accord pour que L'Expo Permanente et jusqu’à 5 fournisseurs sélectionnés par L'Expo Permanente vous contactent par email ou par téléphone et intègrent vos données dans leurs fichiers prospects.

En savoir plus sur la gestion de vos données et vos droits

SOS Fournisseurs

Demandez à nos experts de chercher pour vous

Obtenez 5 devis gratuits

Vous êtes :

Documents complémentaires

Nous respectons la confidentialité de vos données
En envoyant votre demande, vous donnez votre accord pour que L'Expo Permanente et jusqu’à 5 fournisseurs sélectionnés par L'Expo Permanente vous contactent par email ou par téléphone et intègrent vos données dans leurs fichiers prospects.

En savoir plus sur la gestion de vos données et vos droits

SOS Fournisseurs

Demandez à nos experts de chercher pour vous

Votre demande a été prise en compte

Après étude de vos besoins par nos experts, vous serez recontacté dans les plus brefs délais pour recevoir devis ou information de la part des fournisseurs sélectionnés par L'Expo Permanente.
L'Expo Permanente vous remercie de votre confiance
Open Modal
Trouvez vos prestataires Faites votre demande, puis laissez nos équipes trouver pour vous les meilleures offres disponibles.
Trouvez vos futurs clients Référencez vos produits et services pour améliorer votre présence sur le web et obtenez des demandes qualifiées.