PRÉSERVER LA SANTÉ AU TRAVAIL DE PLUS DE 15 MILLIONS DE SALARIÉS
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PRESANSE est l’organisme représentatif des Services de santé au travail interentreprises (SSTI) de France
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Pour les employeurs, les travailleurs et leurs représentants
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Association loi 1901 à but non lucratif. 17 000 collaborateurs au sein des SSTI. 1,5 M d’employeurs du secteur privé adhérents (dont 79 % de TPE). Plus de 23 000 points de consultations accessibles annuellement
Les 240 Services de santé au travail interentreprises (SSTI) de France représentés par Présanse agissent au sein d’un réseau structuré de 13 associations régionales. Ils assurent la surveillance de l’état de santé des travailleurs, mènent des actions en entreprise afin de préserver leur santé physique et mentale. Ils conseillent les employeurs, les travailleurs et leurs représentants sur les dispositions visant à éviter ou à diminuer les risques professionnels. Ils améliorent enfin les conditions de travail et participent à la veille sanitaire, au suivi et à la traçabilité des expositions professionnelles.
LA REFORME DE LA SANTE AU TRAVAIL
En début d’année et suite au rapport corédigé par la députée Charlotte Lecocq publié fin août 2018, dans le cadre de la future refondation du système de santé au travail, le gouvernement a convié les partenaires sociaux à mener une réflexion avec le Groupe permanent d’orientation (GPO) du Conseil d’orientation des conditions de travail (COCT). Le 12 juillet dernier, au terme de la démarche, l’objectif de proposer un document commun d’orientation n’a pas été atteint.
”Si toutes les parties prenantes sont favorables à une réorganisation du système institutionnel, au développement de la prévention primaire des risques, à agir davantage envers les TPE/PME, des divergences subsistent, entre autres sur la gouvernance”, observe Martial Brun, DG de Présanse.
”Cette dernière devra être traitée en considérant la responsabilité des acteurs, responsabilité à laquelle devra également être reliée la maîtrise des moyens que sont les cotisations. Nous pensons qu’une capacité de décision en proximité des entreprises et des situations de travail est plus propice à l’implication des acteurs qu’un système parapublic centralisé. L’accompagnement concret des entreprises sur les sujets de santé au travail nous semble être un point essentiel qui devrait guider la suite des réflexions.”
ENVISAGER UN CAHIER DES CHARGES
Employeurs et salariés ont dit leur intérêt de travailler un cahier des charges comprenant des indicateurs pour un meilleur pilotage et pour le suivi de l’effectivité du service rendu. ”Pour Présanse, cela constitue un axe majeur de la future réforme, le débat devant s’orienter sur ce que l’on attend concrètement d’un SSTI en 2019, poursuit Martial Brun. L’État va maintenant décider des suites à donner et nous espérons que le travail de co-construction pourra reprendre à la rentrée. Il devra notamment tenir compte de l’action des SSTI telle qu’elle a évolué depuis 2016 et la mise en œuvre du Plan santé au travail 3.”