VW, der Betrüger (le fraudeur)

Le géant allemand n'a pas fini de payer le prix de sa tricherie sur le marché américain.

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VW, der Betrüger (le fraudeur)

La fin ne justifie pas les moyens. Et surtout pas de tricher et d’abuser ses clients. En prenant délibérément le risque de truquer les contrôles antipollution pour vendre ses diesels "propres" aux Etats-Unis, le groupe Volkswagen a commis une faute inexcusable.

Est-il le seul ? On peut faire confiance aux limiers de l’agence américaine de protection de l’environnement et de son homologue californienne pour dire si d’autres constructeurs ont eu recours à des "logiciels trompeurs". Quoi qu’il en soit, VW n’a pas fini de payer le prix de ce scandale.

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En Bourse, l’action a d’ores et déjà dévissé. Le géant allemand devra aussi acquitter au fisc américain une amende record. Dans les semaines qui viennent, il faudra surveiller la courbe de ses ventes, notamment outre-Atlantique. Il y a de fortes chances pour qu’elle plonge rapidement.

Winterkorn sur un siège éjectable

Si ses concurrents n’ont rien à se reprocher, ils auraient tort de ne pas se servir de la tricherie de VW pour tenter de séduire ses clients. Rappelons-nous comment la crise du benzène, en 1990, avait stoppé l’expansion de Perrier aux Etats-Unis. A la différence de VW, l’eau de source française était de bonne foi, n’ayant à se reprocher qu’une négligence dans la surveillance de son process industriel. Un filtre chargé d’arrêter les impuretés contenues dans le dioxyde de carbone de la source, qui devait être remplacé tous les six à huit mois, ne l’avait pas été à temps. Résultat : un laboratoire américain avait détecté la présence de benzène d’origine fossile dans quelques bouteilles de Perrier…

On ne voit pas comment les dirigeants du groupe VW pourront éviter de rendre des comptes. Autant dire que Martin Winterkorn est assis sur un siège éjectable. Reste à savoir quand partira le président du directoire de VW…

En attendant, on ne saurait trop conseiller aux communicants du géant allemand de faire amende honorable, et de réfléchir, d’ores et déjà, à un nouveau slogan. Le "das Auto" sonne faux aujourd’hui. Ou, pour le moins, renvoie à une forme d’arrogance malvenue.

Pascal Gateaud

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