Volkswagen utilisera l’impression 3D métallique pour produire des pièces finales dès 2019

Volkswagen a annoncé le 11 septembre au salon IMTS de Chicago qu'il utilisera la fabrication additive métallique pour produire des pièces finales dès 2019. D'abord pour réaliser des pièces customisées, puis des composants structurels.

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Volkswagen utilisera l’impression 3D métallique pour produire des pièces finales dès 2019
Martin Goede, directeur des développements technologiques de Volkswagen à l'IMTS 2018 de Chicago.

Deux pays, deux ambiances. En Allemagne, Volkswagen, en procès depuis le 10 septembre, replonge dans le passé du Dieselgate. A Chicago, au salon IMTS, le constructeur préfère évoquer le futur de ses usines. Des pièces en métal imprimées en 3D seront intégrées aux véhicules et accessoires de la marque dès 2019, a annoncé Martin Goede, directeur des développements technologiques du groupe, mardi 11 septembre.

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De premiers prototypes sont présentés sur le stand d’HP. Dans les deux ans à venir, la marque allemande envisage d’imprimer en 3D des composants structurels comme des pièces de châssis et des encadrements de fenêtre. "D’ici à cinq ans, nous pensons que l’impression 3D métallique servira à produire les plate-formes électriques", se projette Martin Goede.

Un prototype de levier de vitesse présenté sur le stand HP au salon IMTS 2018.

Diminuer le poids des voitures de 40 %

Pour le constructeur, le principal avantage de la fabrication additive reste de pouvoir réaliser des formes complexes à moindre coût et de réduire le poids du véhicule. "L’impression 3D métal pourrait nous permettre de diminuer de 30 à 40 % le poids d’une voiture", estime Martin Goede. Autre avantage souligné par le directeur des développements technologiques : la logistique. "L’ensemble de la supply chain pourrait être rapprochée des usines d’assemblage finale, car moins d’opérations de fabrication seraient nécessaires."

Avant de voir sa chaîne d’approvisionnement bouleversée, Volkswagen doit encore apprendre à intégrer la technologie dans ses processus de fabrication. "Nous sommes en train de stabiliser le procédé afin d’obtenir un meilleur état de surface", explique Sven Crull, directeur du design pour les nouvelles technologies de production de Volkswagen. Les pièces réalisées avec l’imprimante 3D de HP présentent un aspect rugueux et nécessitent plusieurs post-procédés de frittage, puis de polissage.

Pièces fabriquées par GKN

Dans un premier temps, les pièces seront fabriquées chez GKN, un fabricant britannique de poudre métallique et de pièces pour l’automobile, et l’un des premiers clients test de l’imprimante 3D métal d’HP.

Il n’est pas anodin qu’un constructeur automobile affirme qu’il compte utiliser l’impression 3D métallique pour la production de pièces finales – les prototypes sont, eux, imprimés en 3D depuis plusieurs décennies. La technologie trouve déjà certaines applications dans l’aéronautique et le secteur médical, mais son coût et ses temps de production la rendent incompatible avec les cadences de l’automobile. Soit 40 000 voitures produites par jour pour Volkswagen.

Mais le constructeur estime que la machine mise au point par HP correspond à ses exigences en matière de coût de production. HP revendique un coût de 2,1 dollars par pièce pour une pièce de la taille d’une poignée de porte de wagon de train, contre 50 dollars avec une autre technologie de fabrication additive métallique. Concernant la vitesse de production, Sven Crull estime : "Avec deux machines, il est possible de produire environ 800 porte-clés par jour."

Volkswagen est loin d’être le seul constructeur à songer à la fabrication additive métallique. General Motors avait présenté il y a quelques mois le prototype d’un support de siège imprimé en 3D. BMW ouvrira un centre dédié à la fabrication additive (plastique et métallique) en 2019.

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