[Vidéo] L'open innovation, quand les industriels se tournent vers les start-up

14 start-up étaient finalistes du challenge "Industrie du Futur", une occasion pour les grands groupes comme Atos et SKF de faire de l'open innovation. De nouvelles idées et plus de flexibilité, les jeunes entreprises les interessent particulièrement. 

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[Vidéo] L'open innovation, quand les industriels se tournent vers les start-up

Skeyetech, Tellmeplus, Enovasense et Energiency sont les grands lauréats du challenge de l’Industrie du futur 2017 organisé par Agorize et les deux groupes Atos et SKF. Mais si ces quatre start-up ont remporté un prix, les 14 finalistes ont toutes rencontré de nouveaux partenaires. Une journée d’open innovation entre des grands groupes industriels et des start-up qui a porté ses fruits.

"L’open innovation, c’est la possibilité de pouvoir associer différents partenaires pour que chacun apporte sa compétence et améliorer l’usage des technologies. C’est une collaboration qu’on va chercher à l’extérieur, plus rapide et moins chère et on la confronte avec notre expertise interne", explique Frédéric Ponson, à l’initiative du challenge, responsable des Applications Industries chez SKF.

Plus qu’un challenge, cette journée a permis à toutes les start-up de rencontrer des industriels pour penser un partenariat. Eric Pierrel, PDG d’Itris Automation Square, spécialisé dans la programmation d’automates, n’a pas été lauréat du concours mais ne regrette en rien sa participation : "les 14 start-up choisies ont eu un contact privilégié avec les industriels. On a déjà discuté de quelques collaborations", confirme-t-il. Le prix est presque secondaire, les 14 finalistes ont surtout rencontré et présenté leurs start-up devant de potentiels clients. Dans la salle se trouvaient Luc Graux, président de SKF France, Jean-Marie Simon, Directeur Général d’Atos France, Steve Peguet, directeur innovation d’Atos, mais aussi des représentants de Renault, Michelin, Safran... Pour la préparation du challenge, chaque start-up était mise en relation avec un mentor : un collaborateur d’Atos ou de SKF pour préparer le pitch. Un bon moyen de penser à un partenariat avant même le challenge.

Des grands groupes en recherche d’idées et de flexibilité

Mentor de deux start-up (I-Guard et Skeyetech), Charles Piron, responsable Business & Solutions en Cybersécurité chez Atos regrette l’inertie des grands groupes et voit dans ces entreprises la solution pour innover. "On ne va pas assez vite et on n’a pas le monopole des idées. On ne peut pas innover autant en R&D parce que nos financements permettent de développer un produit et non d’essayer quelque chose de nouveau". Et tout le monde est gagnant : la start-up peut s’ouvrir à de nouveaux marchés. "Les POC ne sont pas suffisants, il faut les aider à passer à une échelle industrielle", dit-il convaincu.

Ce coup de pouce, Alain Cuq, de la direction digitale de Michelin, le juge indispensable : "même si les start-up sont des jeunes entreprises, elles ne sont pas du tout désavantagées, beaucoup d’entre elles sont vraiment à la pointe". L’entreprise s’est notamment tournée vers celles spécialisées dans la géolocalisation et l’intelligence artificielle. Michelin est particulièrement dynamique quand il s’agit de travailler avec ces jeunes entreprises : en 2015, le groupe a développé un incubateur au sein de son siège à Clermont-Ferrand pour stimuler l’"intrapreneurship". Les collaborateurs de Michelin peuvent donc proposer des idées et les concrétiser en créant des start-up.

Fréderic Ponson, responsable des Applications Industries chez SKF, raconte, plus en détail, une collaboration industrielle qu’il a initié avec Picomto, il y a déjà un an. La start-up, présente au challenge, propose une solution collaborative de gestion documentaire de fiches d’instruction.

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