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[Vidéo] Comment un simple robot peut transformer un parking

Gabriel Thierry

Publié le , mis à jour le 28/02/2017 À 12H21

Vidéo Un nouveau robot voiturier autonome, mis au point par Stanley Robotics, est expérimenté à l’aéroport Charles-de-Gaulle. Chargé de garer les voitures dans un parking dédié, il pourrait révolutionner la conception de ces espaces de stationnement de longue durée.

[Vidéo] Comment un simple robot peut transformer un parking
Le robot voiturier de Stanley Robotics
© Stanley Robotics

N’allez pas croire que le robot voiturier autonome de Stanley Robotics est un simple transpalette. Oui, ce robot, dont l’expérimentation a débuté à l’aéroport Charles-de-Gaulle le 21 février, ressemble à un engin de manutention. Mais l'adopter pourrait conduire à revoir en profondeur la gestion et la conception des parkings de longue durée des aéroports. Un exemple qui montre, s'il en est encore besoin, qu'introduire les robots dans une activité n'est jamais anodin. Les implications vont bien au-delà de la simple automatisation et doivent être pensées en amont.

Un stockage de véhicules optimisé

Le service de voiturier autonome, dénommé Stan, proposé par Stanley Robotics est expérimenté dans deux parkings de l’aéroport Charles-de-Gaulle, ceux des terminaux 2E et 2F. Il suffit au conducteur de garer sa voiture dans un box dédié à l'entrée du parking, puis de s’enregistrer sur un automate à proximité. Une fois le véhicule isolé du public, le robot se met en position, repère les pneus, s’ajuste à la longueur de la voiture, la soulève, puis la transfère.

En optimisant le rangement des véhicules dans le parking, ce robot pourrait permettre aux gestionnaires de parking de stocker 50 % de véhicules en plus, promettent ses concepteurs. Un gain énorme ! Mais au-delà, le robot voiturier change les règles du jeu. Le parking devient son territoire exclusif et n'est plus accessible au public. L'infrastructure change donc de régime réglementaire.

Éclairage, incendie, ou peinture : les contraintes s'allègent drastiquement en l'absence d'humains. A la limite, un parking sombre, sans revêtements ou issues de secours ferait l'affaire ! L'impact sur la facture serait immédiat : Stanley Robotics estime que le coût de la place de parking est divisé par deux avec son système, quand elle coûte au minimum 15 000 euros dans le cas de la construction d’un ouvrage souterrain.

 

"Nous faisons un robot, mais nous vendons un service, précise l’entreprise, fondée en 2015 et soutenue notamment par Bpifrance. Et nous n’enlevons pas d’emplois, car il n’y a plus grand monde dans les parkings, mais nous en créons". Une affirmation difficile à vérifier aujourd’hui. Si ce robot créé des emplois du côté des roboticiens, il pourrait cependant en détruire du côté des services d’entretien, que ce soit dans le nettoyage ou la remise au goût du jour de la peinture…

Pour la plupart d’entre nous, les parkings sont des endroits sales, un peu glauques et pour tout dire pas franchement plaisants. Demain, avec la robotique, ce constat pourrait… rester exactement le même. Sauf que nous ne les fréquenterons plus.

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